Chantiers de l’Atlantique – Une inspection décevante
Le rapport d’inspection DREAL du 23 juin 2026 concernant les Chantiers de l’Atlantique vient d’être publié dans Géorisques.
L’analyse des constats DREAL montre de nombreuses non-conformités pouvant impacter les concentrations de polluants respirées par les employés/voisins .
Une grande déception car l’inspection ne mentionne aucunement les premiers résultats du plan de surveillance environnementale que les Chantiers de l’Atlantique se devaient de publier en juin 2026 au regard de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 article 1.6.2.
Les résultats sont-ils mauvais au point que la DREAL, arrangeante, ne souhaite pas en parler ?
Ou, les Chantiers ont-ils -suivant l’exemple de YARA- volontairement du retard dans la mise en place des mesures de qualité de l’air autour de leur site ? .. A suivre dans les prochaines semaines.
Point n°1 Plan de gestion des Solvants :
« les émissions totales 2025 de COVt pour l’atelier Tôles (15,76 tonnes) ne sont pas conformes à la
valeur limite de 11,8 tonnes »
« les actions mises en oeuvre par l’exploitant pour réduire les émissions diffuses ne sont
pas précisées/détaillées« .
Point n°3 Emissions atmosphériques Alvéoles navales et atelier PRS
Des faiblesses dans les vitesses d’éjections des rejets canalisés .
Même pas la moitié de ce qui est prescrit !! et cela dure .. 2025, 2026 !
– Ce qui entraine une moindre dispersion et donc des concentrations plus élevées aux alentours tant sur le site que hors site.
« les vitesses d’éjection en sortie des oxydateurs de l’atelier PRS et Alvéoles navales ne sont
pas conformes :
* Alvéoles navales : mesures du 14/02/24 à 3,9 m/s pour un débit de 90 200 m3/h
(vitesse minimale à atteindre de 8m/s) ;
* Atelier PRS : mesures du 16/09/2025 à 1,58 m/s pour un débit de 4 220 m3/h
(vitesse minimale à atteindre de 5 m/s).
Les rapports 2026 présentés confirment ces non-conformités :
* alvéoles navales 4,1 m/s pour 93 300 m3/h
* atelier PRS 1,6 m/s pour 4 250 m3/h. »
Point n°4 Emissions atmosphériques des grenailleuses
Là encore une anomalie structurelle qui ne date pas d’aujourd’hui !
Les cheminées doivent dépasser d’au moins 3 mètres la toiture.
Ce n’est pas le cas pour tous les rejets, ce qui entraine là encore une moindre dispersion au détriment des employés/habitants.
Or pour les « émissions des grenailleuses, un plan issu du DOE indique un
dépassement de 1,99 m par rapport à la toiture.«






