Étiquette : inspection

SUEZ Alternative Fuels & Energies – incendie site Seveso seuil bas – Gandrange

Saint-Nazaire agglo serait-elle protégée en cas d’incendie dans une des nombreuses exploitations industrielles ?

Aurait-on droit  à une déclaration du sous-préfet du genre :
« Ce n’est pas parce qu’une fumée est épaisse et noire qu’elle est forcément toxique. »,
« A cette heure, les risques de toxicité ne sont pas avérés,   des analyses vont être lancées », 
« par précaution, restez chez vous . Confinez vous « ,
ou encore « les analyses faites par les SDIS ne révèlent pas de toxicité » ..  ( Normal  ils ne mesurent pas les fumées noires qui s’éloignent, mais l’air près des flammes qu’ils attaquent)

Les sites industriels sont ils respectueux de la réglementation ? 
En général, au vu des inspections  ( de moins en moins fréquentes)  ..  c’est loin d’être parfait.

L’exemple de l’incendie à Amnéville du site de gestion de déchets de Suez  est révélateur :

selon « le républicain lorrain« , l’entreprise concernée est S.A.F.E .!

La dernière inspection date du 17 septembre 2025 et son rapport montre clairement moult non-conformités notamment dans la prévention et gestion du risque incendie 

Extraits du rapport :

Si Monsieur le sous-préfet de Saint-Nazaire cherche un élément de motivation « local », concernant la population nazairienne, il y a moins de 1600 mètres entre l’entrepôt de produits  -environ 50 tonnes- plus ou moins dangereux gérés par IDEA pour le compte des Chantiers de l’Atlantique et la sous-préfecture.

Par vents de Nord-Est, de nombreux habitants seraient concernés .

Les incendies de Guy Dauphin Environnements et la fuite du P551 de TOTALEnergies ont montré les faiblesses du « système » . 
L’absence de stations de mesures permanentes dans les quartiers proches des industriels ne permet malheureusement pas de connaitre en temps réel la toxicité des fumées respirées.
A minima, il faudrait  installer des stations de mesures de polluants en continu
près des écoles Lamartine, Paul Bert et Albert Vinçon.

Messieurs les responsables,
il faut assumer et donc anticiper . On ne joue pas avec le feu et la vie.

 

Chantiers de l’Atlantique – Une inspection décevante

Le rapport d’inspection DREAL du 23 juin 2026 concernant les Chantiers de l’Atlantique vient d’être publié dans Géorisques
L’analyse des constats DREAL montre de nombreuses non-conformités pouvant impacter les concentrations de polluants respirées par les employés/voisins .

Une grande déception car l’inspection ne mentionne aucunement les premiers résultats du plan de surveillance environnementale que les Chantiers de l’Atlantique se devaient de publier en juin 2026 au regard de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 article 1.6.2.
Révèlent-ils des concentrations élevées sur les points qui sont sous les vents passant sur le site au point que la DREAL, arrangeante, ne  souhaite pas en parler ?
Révèlent-ils des faiblesses dans les prélèvements et analyses ? des anomalies  par rapport au point témoin,  qui est mal choisi car certainement influencé par d’autres émetteurs ( Zone du CADREAN)  ?
Ou, les Chantiers ont-ils -suivant l’exemple de YARA- volontairement du retard dans la mise en place des mesures de qualité de l’air autour de leur site ? ..   A suivre dans les prochaines semaines.

Point n°1 Plan de gestion des Solvants :

« les émissions totales 2025 de COVt pour l’atelier Tôles (15,76 tonnes) ne sont pas conformes à la
valeur limite de 11,8 tonnes »

« les actions mises en oeuvre par l’exploitant pour réduire les émissions diffuses ne sont
pas précisées/détaillées« .

Point n°3 Emissions atmosphériques Alvéoles navales et atelier PRS

Des faiblesses dans les vitesses d’éjections des rejets canalisés .
Même pas la moitié de ce qui est prescrit !!  et cela dure .. 2025, 2026 !
– Ce qui entraine une moindre dispersion et donc des concentrations plus élevées aux alentours tant sur le site que hors site.

« les vitesses d’éjection en sortie des oxydateurs de l’atelier PRS et Alvéoles navales ne sont
pas conformes :
* Alvéoles navales : mesures du 14/02/24 à 3,9 m/s pour un débit de 90 200 m3/h
                 (vitesse minimale
à atteindre de 8m/s) ;
* Atelier PRS : mesures du 16/09/2025 à 1,58 m/s pour un débit de 4 220 m3/h
                (vitesse minimale à
atteindre de 5 m/s).
Les rapports 2026 présentés confirment ces non-conformités :
* alvéoles navales 4,1 m/s pour 93 300 m3/h
* atelier PRS 1,6 m/s pour 4 250 m3/h. »

Point n°4 Emissions atmosphériques des grenailleuses

Là encore une anomalie structurelle qui ne date pas d’aujourd’hui !
Les cheminées doivent dépasser d’au moins 3 mètres la toiture.
Ce n’est pas le cas pour tous les rejets, ce qui entraine là encore une moindre dispersion au détriment des employés/habitants.

Or pour les « émissions des grenailleuses, un plan issu du DOE indique un
dépassement de 1,99 m par rapport à la toiture.« 

ELENGY – prendre les alertes au sérieux

Le rapport de l’inspection du 21 08 2024 sur le site Seveso seuil haut d’ELENGY à Montoir-de-Bretagne vient d’être publié sur Géorisques.

Les nazairiens vivent à proximité de trois énormes et imposantes cuves de gaz naturel (méthane) qui commencent à avoir un certain âge, quelques microfissures et il import donc d’en prendre grand soin.

Quelques points notables.

SIRENE d’alerte :Les 11, 12 et 16 août les sirènes du sites se sont mises à hurler. Les panneaux lumineux en bord des route clignotaient .  Trois déclenchements intempestifs qui ruinent leur crédibilité d’autant que la population n’est pas informée de ce qui se passe.
D’autant que le rapport d’incident n’était toujours pas transmis aux autorités le jour de l’inspection.

Etude de dangers : la réglementation prévoit que l’étude des dangers, des risques, des impacts potentiels doit être ré-actualisée tous les 5 ans. Le dernier réexamen datait de juillet 2019 !

Au vu des dangers, des vieillissements constatés et des impacts possibles sur la population nazarienne, une telle anomalie n’est pas normale. 
Le non-respect de la réglementation devrait être sanctionné. Avant l’accident .
Il y va de la crédibilité de l’Etat et surtout de la vie et santé de la population. 

Cette remarque peut paraitre futile..  tant qu’il n’y a pas de problèmes.

Après les fausses alertes, un peu plus loin dans le rapport, l’inspection constate d’autres anomalies pouvant se révéler critiques en cas d’accident : tous les détecteurs de fuites  de gaz haute pression ne sont pas correctement mentionnés dans les plans de l’étude de danger !

Espérons qu’ELENGY va prendre au sérieux ces vraies Alertes.

Zone de Brais – GERB – une PME irrespectueuse

Tout proche d’Emmaus , dans la zone de Brais  ( cf carte des émetteurs) la PME GERB a déjà été remarquée par des riverains à cause d’émissions de bitumes odorantes (voire dangereuses).

La récente inspection du 4 juillet 2024 démontre que cette société, malgré des alertes, rappels à l’ordre, n’est toujours pas respectueuse  de la réglementation, des bonnes pratiques de gestion de ses émissions qui peuvent atteindre La Baule, Pornichet, Saint-André des Eaux, Saint-Nazaire..

La situation administrative n’est pas justifiée.

Le Plan de Gestion des Solvants (PGS) de 2023 n’a pas été réalisé et ceux des années précédentes s’appuient des mesures très anciennes des composés organiques Volatils (COVs)

Le  contrôle  périodique obligatoire  n’a pas été réalisé en 2023. L’inspection souligne que GERB avait fait l’objet d’une mise en demeure pour que le contrôle de 2018 soit effectué !   Y aura t il mise en demeure ? une sanction ?

Au vu du  point n° 7 de l’inspection, lexploitant n’a pas corrigé toutes les non-conformités détectées dans le précédent contrôle de 2018.

Concernant les rejets atmosphériques, qui par vents de Nord-Est peuvent atteindre La baule-Pornichet, des mesures inopiné de 2021 ont montré l’existence de substances dangereuses : COV, Naphtalène, etc ..).  qui viennent s’ajouter à celles émises par les nombreuses entreprises de la zone,  qui, comme GERB, ne sont pas contrôlées fréquemment  et ne sont pas exemplaires pour ce qui du respect de la réglementation et surtout de la filtration des rejets atmosphériques.

Le point n°10  qu’il n’y a pas eu de mesures de COV durant des périodes d’utilisation de la cabine de peinture. Point n°11 : idem pour les rejets de la grenailleuse

La gestion des déchets, points 12 à 14, mélangeant les déchets de grenaillage  et des copeaux de peinture mérite certainement d’être revisitée ! 
y compris les bordereaux de déchets qui ne comportent pas la destination !!

Déchets de luxe des pas que beaux

Le rapport de la DREAL consécutif à l’inspection du 21/12/2023 relatif à la gestion des déchets des Chantiers de l’Atlantique vient d’être publié  sur Géorisques. Il révèle des carences graves et des émissions de polluants dangereux à partir des déchets pouvant être emportés par les vents vers la population et dans les eaux.

Des déchets qui seraient déclarés traités par des sociétés non dûment autorisées comme par exemple dans la zone de Brais !

Photos à l’appui, des particules métalliques dangereuses présentes dans les déchets peuvent aisément être emportées par les vents ou par les eaux de pluie.
Les constats sont dramatiques !
Comment peut-on croire que les déchets seront « bien traités » si personne n’est en mesure d’en qualifier ni la nature ni la dangerosité  !


Il y a 2 jours, le sous-préfet signait un arrêté de prescriptions complémentaires .
mentionnant la gestion des déchets mais sans expliciter les carences que ce rapport d’inspection dévoile.

Les mesures prescrites sont clairement insuffisantes au regard des constats:
Ce n’est pas pendant 14% de l’année qu’il faut faire des mesures, mais tous les jours !
C’est l’ensemble des Composés organiques volatils  les COVs, (solvants, peintures) dangereux dont les BTEX qui doivent être mesurés en continu !
Au vu des poussières  qui trainent , ce sont tous les métaux lourds dont Arsenic, Cadmium, Nickel, Chrome, Chrome VI, .. qui doivent être mesurés , et au moins 6 mois par an.

Enfin, les fumées de soudages, contenant des poussières ultrafines (les PUF) cancérogènes , doivent être mesurées au moins 2 mois par an.  

Les grands émetteurs de polluants impactant la santé des habitants de Saint-Nazaire doivent mettre en place dès 2024 un vrai plan de surveillance environnementale pérenne

Pollution des sols et des eaux dans Saint-Nazaire

Pollution des sols et des eaux dans Saint-Nazaire.. Pourquoi ces cachotteries et tant de complaisance au détriment de la santé !

Lors de l’étude de zone, le prestataire, avec l’appui de la DREAL, a maintes fois dit et écrit que ce n’était pas un sujet important, en se référant à de nombreuses études qu’il avait faites pour la CARENE sans apporter les documents pour étayer ses affirmations.
L’actualité récente prouve le contraire pour le quartier de Méan-Penhoët,
avec deux pollutions aux métaux lourds (Plomb, Arsenic, Mercure, …), l’une récente, l’autre plus ancienne mais toujours présente :

  • square de la rue de Trignac / IME
  • Albert-Thomas et Paul-Bert  cuivre, plomb et zinc , sols et eaux souterraines polluées, végétations potentiellement impactées.  Le terrain aurait été utilisé par les Chantiers il y a quelques années.

Quand la DREAL constate -à l’occasion d’une inspection-  un manquement grave, le non-respect d’une prescription, que ce se passe-t-il ?     presque rien ..  du déjà vu à la mode YARA ?

exemples en cours :
La société COQUEN – casse auto– a été mise en demeure le 13 avril 2021, car la hauteur des véhicules empilés dépassait 3 mètres.
Octobre 2023, soit plus de 2 ans après. Rien n’a changé comme le prouve l’inspection du 20/10/2023
La DREAL évoque une astreinte si rien est fait dans les 15jours. On peut penser que n’a rien changé.
Un mois après : aucune suite préfectorale ! 

Les Chantiers de l’Atlantique, – une grande entreprise quasi nationale,  fleuron de Saint-Nazaire-  ne respectent pas les prescriptions  et « mènent en paquebot » la DREAL voire l’Etat depuis 2021 :

L’inspection du 30 juin 2023 met en évidence de nombreux manquements, que ce soit dans la connaissance et la substitution des substances dangereuses REACH, la disposition des cheminées, la surveillance des pollutions des sols et des eaux , les mesures liées aux fumées de soudage, la gestion du merlon de terres polluées mises en évidence à l’occasion de la construction du bâtiment PSI sur l’emplacement qui servait à la gestion des déchets etc..
Le 28 juillet , une mise en demeure préfectorale donne 3 mois aux Chantiers pour fournir le « rapport de base IED » . Ce rapport, décrivant l’état de pollution des sols et eaux a été demandé en 2021 pour la fin de l’année 2021.   Malgré moult relances et discussions, mi 2023, le document n’avait toujours pas été fourni alors qu’une pollution importante (cf. ci-dessus PSI) avait « émergé ».
Fin novembre 2023  : Les trois mois se sont écoulés . Aucune nouvelle !
La DREAL ne répond pas à nos demandes de communication de ce document.
On peut donc penser qu’il n’a pas été fourni. Aucune astreinte préfectorale.

Il serait temps que les entreprises soient respectueuses de l’environnement et des règlements pour la santé de tous et pas seulement le profit de certains.
Rappelons que le taux de surmortalité prématurée ( avant 65 ans) pour les hommes est de 42% (en croissance depuis l’étude de 2019). Une cinquantaine de morts évitables chaque année !
Monsieur Eric de WISPELAERE , nouveau sous-préfet, Agissez ! vite . Merci

06/12/2023 

un arrêté préfectoral impose une astreinte de 50€ par jour de retard dans l’application de la mise en demeure.

Toujours aucune information sur la fourniture ou non du « rapport de base IED » par les Chantiers !