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Position du Conseil municipal nazairien / étude épidémiologique – Déception

Déception en apprenant que le conseil municipal n’a pas voté le vœu relatif à la demande d’étude épidémiologique pour identifier les causes principales de la situation sanitaire dramatique du bassin nazairien et agir.

20260622_Voeu_étude_épidémiologique_ESSN

20260626_CP_ESSN_étude_épidémiologique

Le refus de savoir, le refus de reconnaître les évidences chiffrées,
le refus d’agir sur les causes premières ne sont pas acceptables
face aux 55 morts prématurées (avant 65 ans ) de trop / métropole.

et l’étude Bassins Industriels – Santé (BIS) de Santé publique France l’écrit 
Il vaut mieux ne pas habiter dans une commune proche  d’installations industrielles

Certes l’étude BIS n’a pas identifié les causes précises, les polluants, les doses ….pour chacun des bassins.
L’État ne veut plus d’étude épidémiologique car il craint que cela identifie les activités industrielles locales les plus polluantes, les plus mortelles, les plus cachottières  … 
Comme si on ne le savait pas déjà ! 
Comme si elles ne pouvaient pas faire l’effort d’être « propres » et de réduire leurs rejets mortels.
Ignore-t-il que cela fait perdurer depuis plus de 20 ans ces surmortalités ? voir les courbes ci-dessus !

 

Saint-Nazaire – Ilots de chaleur

Le site de l’AURAN – Agence d’Urbanisme de la Région Nantaise – donne une vision originale de l’agglomération CARENE, devenue Saint-Nazaire Agglo.
Pas de mention sur l’air, ni sur l’eau mais sur la chaleur, les ilots de chaleurs.
On découvre leur présence en bord de Loire à proximité d’installations industrielles bien connues, mais aussi en cœur de ville et près des zones commerciales goudronnées.

Cartographie interactive des îlots de chaleur en Loire-Atlantique

« La notion de confort d’été reste un défi à relever pour lequel les caractéristiques propres aux bâtiments comptent tout autant que l’environnement dans lequel ils se trouvent. Cette analyse des ilots de chaleur à l’échelle locale permet aux collectivités d’identifier des secteurs à enjeux, de formuler des préconisations concrètes et de suivre les évolutions dans le temps. »

Qu’est-ce qu’un îlot de chaleur ?

Etude de zone CARENE

Quinze ans après, google « ressort » cette étude de zone de la CARENE réalisée par Air Pays de la Loire en 2008.

Une vision curieusement très peu industrielle ! Est-ce la caractéristique des études locales de ne pas « sentir »  l’impact environnemental  des industries qui font la fierté de la ville, alors que les habitants en ressentent l’impact sur la durée de vie et leur santé ?

Air-Pdl-CARENE-2008

Les objectifs surprennent, avec notamment un périmètre n’intégrant pas la zone « industrielle  » de Saint-Nazaire (traduction ne pas regarder Méan-Penhoët ? ), ni Donges ni Montoir-de-Bretagne !

Il est intéressant de voir que l’objectif de qualité pour le Benzène était ponctuellement dépassé sur certains accès .. et proche de 1 µg/m3 près des Chantiers, Cargill, etc..et même au Parc Paysager !
avec des émissions recensées en faible nombre au vu de la liste des sociétés remerciées.

Il sera intéressant de regarder si « l’inventaire des données d’émissions actuellement disponibles  » pour les activités industrielles de 2022  sera moins stérile que celui de 2008 cité dans la conclusion.

On appréciera la formulation utilisée pour dire que les données d’émissions fournies par les industriels étaient insuffisantes et non représentatives de la réalité.  Et pour autant elles ont été utilisées dans la 2eme phase, la modélisation. Étonnant, non ?

Intéressant aussi, cette proposition de réaliser une campagne de mesure dans les quartiers avoisinants. …   qui a été oubliée  pendant des années.

Ah.. l’histoire …

 

Station d’épuration des écossièrnes – STEP Ouest

Cette discrète installation dont les effluves arrivent sur Pornichet par vent de Nord-Est a été inspectée en avril dernier et le rapport d’inspection vient d’être publié sur Géorisques.

Selon l’inspecteur, le suivi des émissions des cheminées serait bien fait.
C’est vrai qu’il en existe, cependant la précision/rigueur des tableaux excel qui ont été partagés dans le cadre de l’étude de zone, permet de penser que des progrès restent à faire.

=> Le mieux serait que les résultats des mesures soient publiées sur le site de la CARENE .. Transparence, clarté ,

Cependant il a été constaté que les vitesses d’éjection des gaz des cheminées n’étaient pas conformes à la réglementation :

Constats :
Le dernier contrôle (Ginger, 27/01/23) des rejets atmosphériques est consulté : les rejets sont
conformes (respect des VLE), hormis les vitesses d’éjection de la chaudière (2,7 m/s) et des 2
turbines (12,7 m/s et 10,8 m/s) qui sont insuffisantes.
Selon l’arrêté ministériel « 2910 A » du 03/08/18 (article 22):
– Pour les turbines, la vitesse d’éjection des gaz de combustion H en marche continue maximale I
est au moins égale à 15 m/s (car P<2MW)
– Pour la chaudière, la vitesse d’éjection des gaz de combustion en marche nominale est au moins
égale à 5 m/s.

Or c’est très important pour réduire les concentrations de polluants dans l’air respiré.
Plus la vitesse d’éjection est élevée, plus les polluants iront en hauteur
et plus grande sera la dispersion !

Par vents d’Ouest, Sud-Ouest,  les polluants mal dispersés vont s’ajouter à ceux émis par le crématorium dont la cheminée apparait trop petite au regard des arbres qui l’entourent ! et dont les émissions « stagnantes » pourraient avoir des impacts sanitaires sur les populations avoisinantes.
voir l’article crematorium-de-saint-nazaire

Chantiers de l’Atlantique – Pollution détectée en juin 2022 – révélée en mars 2023

Pollution « souterraine » avec des métaux lourds, des BTEX, du naphtalène .. en toute discrétion !

L’arrêté préfectoral du 16 mars 2023 révèle  très tardivement qu’une importante pollution des sols et des eaux souterraines a été constatée au premier semestre 2022 à l’occasion du projet « Pole Sud intégré ».

L’article L.511-1 du code de l’environnement est cité, c-a-d que les pollutions concernent aussi lextérieur du site car elles peuvent « présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature, de l’environnement et des paysages,.. »

A noter que les études environnementales décrites dans le rapport PR.44EN.21.0084 de juin 2022, n’ont pas été apportées aux travaux de l’étude de zone durant l’année 2022.
Surprenant ? Inquiétant ?

A ce jour de mi mars,  le rapport d’inspection du 17 février 2023 n’a pas été publié, ce qui pourrait-être considéré comme « normal », un délai d’un mois étant habituel, mais vu les impacts hors du site, une information aurait été la bienvenue, d’autant qu’une analyse de risque aurait été faite ! 
=> y aurait il une transparence à retardement – 9 mois après les faits !
Maj 16 avril : 30 jours après l’arrêté citant le rapport d’inspection, celui-ci devrait normalement être disponible sur Géorisques.
A suivre ..ci-dessous 01/06/2023…

Cela fait suite au constat révélé dans la précédente inspection de certaines lacunes dans la connaissance des émissions de polluants et de l’utilisation de produits contenant des substances dangereuses par les Chantiers de l’Atlantique. (cf. l’ article chantiers-de-latlantique-zone-de-brais).

Pour la crédibilité des Chantiers et de l’État quant à leur volonté de réduire la pollution industrielle, il importe de changer de braquet et de mettre en place un Plan de Surveillance Environnemental permanent, financé par les industries émettrices, qui mesure en continu, les polluants dangereux – COV ( BTEX comme Benzène, l’Hexane), les métaux, les particules ultrafines – dans différents points de l’agglomération.
La CARENE comporte de nombreux émetteurs comme on peut le voir sur la carte interactive.

Exemple possible d’implantation  :  proposition-de-mesures

Mise à jour : 05 avril 2023

La pollution des eaux souterraines sur ce terrain est avéré/confirmé par cet arrêté du 16 mars 2023 et le sera certainement via les documents cités qui ont été demandés à la DREAL.

Ce jour le rapport FONDASOL de juin 2022 a été communiqué.

On y trouve la pollution des sols avec plus de 5000 m3 de terres  et celle
des eaux souterraines avec des hydrocarbures, des COV, des métaux dont l’Arsenic:

Le schéma conceptuel présente bien des risques d’exposition en dehors du site (p27) via les eaux souterraines et la pêche :
Le risque que cela touche des zones hors site n’est pas écarté, c’est probablement pour cela que la référence à l’article L.511-1 du code de l’environnement a été faite dans l’arrêté préfectoral.

Un recensement des points d’eau a été fait  (cf page 47) et curieusement, la recherche des puits privés a été « effectuée en restant sur les voies publiques » (sic)  .
On comprend aisément pourquoi elle a été infructueuse !!

D’aucuns diront que, les pollutions des eaux souterraines de ce lieu vont plutôt aller vers la Loire .. et donc vers les plages (Saint-Nazaire, voire même Pornichet, La Baule  via les courants locaux).
=> il serait donc judicieux de procéder à des analyses chimiques sur ces plages et pas seulement des analyses bactériologiques.

D’aucuns diront que les marées peuvent pousser les eaux souterraines plus en amont  et donc contaminer les nappes dans lesquels les nombreux puits privés de l’agglomération permettent l’arrosage de jardins.  Là encore, aucune mesure de puits privés n’a été organisée par les services de l’état (GPMNSN, ARS, etc .. ) pour infirmer ou confirmer le risque sur la population voisine

=> il serait donc judicieux de procéder à des analyses chimiques (HAP, PCB, Hydrocarbures, métaux) sur une quinzaine de puits privés de Saint-Marc à Donges, en passant par Petit Maroc, Ville-Port, Penhoët, Méan , Gron.

Mise à jour : 01/06/2023

Après quelques échanges avec la DREAL, il ressort une subtilité de langage, à savoir que ce « Rapport de l’Inspection du 17 février 2023 » n’est pas un « rapport d’inspection » et donc cela justifie qu’il n’ait pas été déposé dans Géorisques. Au delà du langage, on peut s’étonner qu’il n’y ait pas eu d’inspection formelle, comme c’est souvent le cas après le constat d’une pollution (cf. TOTAL).
Cela étant dit, ce rapport une fois anonymisé a été communiqué par la DREAL. Merci.

Il confirme la pollution des sols et eaux souterraines, mais ne retient pas l’idée d’une voie d’exposition hors site (peut-être car FONDASOL n’a pas cherché/trouvé de puits privés), tout en demandant à l’exploitant de compléter son analyse :

Malgré cette phrase,
l’arrêté préfectoral  « n’a pas demandé d’investigations hors site à l’exploitant »
(source DREAL)

Le principe de précaution n’a pas été appliqué !
L’État a préféré ne pas chercher à savoir … si la population était  impactée.

Pas de mesures  => pas d’infos => pas de problèmes  … 
sauf que
les habitants arrosent leurs jardins et il y a 28% de surmortalité prématurée dans la CARENE.

La responsabilité sociétale et environnementale des Chantiers et d’AIRBUS Atlantic, fiers et contents d’être à Saint-Nazaire,  devrait les inciter à mettre en place des Plans de Surveillance  Environnementale dignes de leurs ambitions mesurant  COV, Particules Ultrafines, Métaux lourds dont Cr(vi), Arsenic, Nickel, Cadmium, etc..   dans l’Air & les Eaux en différents points de l’agglo,  sans attendre qu’un préfet ou un ministre respectueux de l’article 1er de la Charte de l’Environnement leur impose.

 

Crématorium de Saint-Nazaire

Présentation du projet d’extension du Crématorium organisée avec la participation de la Mairie par le nouveau Délégataire de Service Public

Où l’on comprend que le nouveau délégataire a nettoyé les filtres et réduit les quantités de polluants émis notamment des NOx de combustion.

Où l’on apprend que la filtration n’aurait été mise en place qu’en 2018 – année limite la plus tardive prévue  par l’arrêté du 28 janvier 2010 !

Où l’on apprend des voisins ( maisons à quelques dizaines de mètres) des décès et des malades touchés par des maladies dégénératives inconnues. Est-ce l’effet du Mercure (traitements dentaires )  ou des dioxines et furanes émises par les crématoriums ?  Manque de données et manque d’études dans le monde et en France sur le sujet. A noter, il y a d’autres émetteurs dans les environs avec des fumées de soudage, des Composés organiques Volatils ..  cf la carte des émetteurs.

La cheminée n’apparait pas sur le film projeté présentant le probable futur bâtiment. Or sa hauteur est un élément clé de la dispersion : plus la vitesse d’émission est importante et plus la hauteur est grande,  plus grande sera la dispersion et moins importantes seront les concentrations respirées.

La cheminée actuelle semble trop petite au regard des arbres autours du crématorium. Ils limitent peut-être la dispersion et augmenteraient ainsi les concentrations aux alentours.
Elle pourrait ne pas respecter l’article 1er de l’arrêté  :

les arbres proches (< 30 m) semblent plus grands que la cheminée sur une largeur supérieure à 10m

La cheminée est petite et certains arbres sont plus grands
Depuis la route Sud, on ne voit pas la cheminée (crématorium devant gauche)

 

 

 

 

 

 

Les arbres ont poussé et pas la cheminée ! Par vents de Nord-Ouest, il est probable que les effluves se heurtent aux arbres d’autant qu’il y a une petite pente montante.

Le délégataire développe l’idée que la vue d’une grande cheminée est psychologiquement gênante pour les « usagers ». Certes, mais ils ne font que passer quelques heures, alors que les voisins respirent tout le temps !!

=> reco : que la DREAL examine les lieux et étudie la pertinence/nécessité d’une plus grande  hauteur pour la cheminée (à l’occasion du dossier d’autorisation et des travaux) .

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Par ailleurs, une correction de certains chiffres de mes propos est nécessaire : 

la Base de Données de BASEMIS de l’étude de zone donne des chiffres intéressants.Les émissions de Mercure dans l’air issues des services funéraires de Saint-Nazaire – concentrées sur le seul crématorium–  représentent 13% des émissions de mercure de Saint-Nazaire. Les 23% évoqués sont le rapport avec le sous-secteur le plus émetteur : les « transports non routiers » (navires).  Pour compléter, les émissions de Saint-Nazaire représentent 40% des émissions du périmètre de l’étude de zone,  devançant Donges.