Participation à une analyse des sols des jardins privés
Analyse des sols des jardins privés
19 mai à Pornichet , 27 mai à Saint-Nazaire, 1 juin Montoir, 4 juin Donges
Pollution Over The Top – « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». VOULOIR SAVOIR et OSER DIRE !
19 mai à Pornichet , 27 mai à Saint-Nazaire, 1 juin Montoir, 4 juin Donges
Le 12 mars 2026, un mail avec photos est adressé à la municipalité/agglomération pour demander les documents relatifs aux mesures environnementales effectuées à l’occasion des travaux liés aux chauffage urbain, proches du square des Aviateurs, et du merlon de terres polluées Higelin.
Les photos de tas de terre à proximité de l’espace de jeux d’enfants et du merlon qui a été traversé par les tuyaux d’eau permettaient de penser que les activités avaient -à minima- mis en suspension dans l’air de nombreuses poussières plus ou moins dangereuses pour la santé et avaient remonté en surface des terres polluées enfouies à l’occasion des travaux Chantiers – Bd des Apprentis de 2022.


Confirmation le 18 mars de la demande par un nouveau mail détaillé rappelant les faits et pollutions au plomb hors normes liés au square proche ( IME – Clémence Royer , école Paul Bert) fermé depuis 2023 soit disant » pour travaux » alors qu’aucune excavation des terres polluées n’a encore été entreprise.
Le 24 avril, soit plus d’un mois après, le lanceur d’alerte reçoit un mail indiquant que le square a été fermé suite à la découverte de niveaux de plomb supérieurs aux seuils de vigilance et alerte sur le site. Des informations seraient en place sur site et prochainement dans les boites à lettre des riverains.
Notons une réaction et communication plus adaptée à la situation que celles de 2023
Un regret : Aucune concentration relevée n’est précisée.
Les rapports d’analyses demandés n’ont pas été joints et donc ont été redemandés.
La presse locale a été informée de façon plus précise puisqu’elle dispose des valeurs :
https://www.saintnazairenews.fr/news/mean-penhoet-le-square-des-aviateurs-ferme-apres-la-detection-de-plomb
Pour deux prélèvements, le seuil d’alerte est dépassé.
L’ARS et la DREAL auraient été informées immédiatement par la collectivité.
En progrès par rapport à 2023. Un début de transparence ..
L’ARS va-t-elle enfin prendre les mesures recommandées par le Haut Conseil pour la Santé Publique ?
Sa direction et la ministre ont récemment été « sensibilisées » sur les attentes de la population par un courrier de l’association VAMP.
Les Perturbateurs Endocriniens devraient être mesurés dans l’air, les eaux, les sols ….
un jour peut-être..
C’est ce que l’on peut penser en lisant les projets publiés pour consultation
notamment la page 31 du projet de plan d’actions
projet_plan_actions_pe_vconsultation
Espérons qu’ils seront mesurés dans notre agglomération où de nombreuses entreprises en émettent. Certains constructeurs dans l’aéronautique en ont déjà déclaré dans les bases européennes REACH .
Elle avait été « repérée » par les associations lors de la phase 1 de l’étude de zone.
Ses émissions avaient incité les associations à demander fortement à ce qu’il y ait des mesures dans les sols, les végétaux et l’air sur un site sous les vents d’Ouest.
Bien nous a pris, puisque moult métaux lourds comme du Cobalt et du Chrome ont été trouvés !
Les quantités ont « dynamisé » la DREAL
qui a inspecté en début d’année => OUEST_COATING_2026-01-20
et proposé un arrêté au sous-préfet avec vérification des « statuts » et des mesures de rejets à faire => Arrêté 2026-03-11-Ouest-Coating-APS.pdf
et Arrêté Ouest Coating – APMD 046 du 11 mars 2026
On peut rappeler que les mesures théoriquement annuelles n’étaient malheureusement pas faites tous les ans ! => à surveiller
Vu sa proximité avec l’école Paul Bert, on peut penser que moult enfants ont passé des heures à y jouer en famille avant sa fermeture en octobre 2023.
Aucune information du public, Aucune recherche de personnes ayant fréquentées le square parmi les enfants du quartier, les mères de famille, les femmes enceintes.
Les enfants de Paris – Titi parisien , Gavroche – ont-il été mieux traités par la collectivité, par les services de l’Etat lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019 que les petits ligériens ?
La réponse est donnée par Santé publique France(SpF) qui a publié –dès 2021- un rapport intitulé
« Surveillance des plombémies infantiles réalisées à la suite de l’incendie de la
cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019« .
On y apprend – page 2- que 1222 enfants ont été dépistés et que 13 présentaient une plombémie supérieure à 50 μg/L.
Page 7, on découvre que les prélèvements dans les sols proches de la cathédrales, un peu plus loin que le parvis- ont montré une « des teneurs en plomb très élevées (10000 à 20000 mg/kg de plomb)« .
Où est l’égalité ?
le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé
prévu par la Charte de l’Environnement, qui fait partie de notre Constitution.
A Méan-Penhoët, il y a d’autres jardins pollués. Quand on mesure, on trouve !
Cf https://pollution.ott.fr/plomb-qui-savait/
Qui va enfin agir ?
Rappel chronologique des faits : Suite au dépassement de seuil astronomique ( 100 fois le flux horaire limite de 0,3g/h de Cr VI), découvert lors d’une mesure inopinée réalisée par DEKRA en mai 2025, dépassement connu par AIRBUS et la DREAL en août 2025 et par le public le 13 septembre, AIRBUS ne croyant pas à l’exactitude/justesse de ces mesures a fait appel à l’expertise d’INERIS pour clarifier la situation et pouvoir s’appuyer sereinement sur les mesures Bureau VERITAS réalisées en avril 2025 par son bureau d’études.
Deux mois après la publication de la version 2 du rapport Ineris – 234217 – 2845045 – v2.0 du 8/12/2025, et la version anonymisée INERIS Analyse critique des méthodologies – AIRBUS SN
La population pouvait croire que l’article 3.2.2.3 de l’arrêté préfectoral du 2 août 2018 la protégeait des effets cancérogènes sans seuil du chrome VI émis par les cabines de peintures d’AIRBUS, par la mise en place d’une autosurveillance et de l’existence d’un flux horaire maximal pour l’ensemble des cabines de 0,3g/h.
Malheureusement, le rapport INERIS nous apprend qu’il n’existe pas de méthode normalisée adaptée aux cabines de peinture qui ont des effluents contenant du chrome VI sous forme gazeuse ET particulaire.
ce qui permet aux bureaux d’études de procéder selon des méthodologies « internes », qui sont donc différentes entre elles, et qui ne sont pas forcément détaillées dans les rapports.

Certainement à son grand dam, INERIS a été obligé de constater une « variabilité entre les résultats », même lorsque les mesures sont réalisées par 2 organismes en même temps, sur les mêmes rejets !
Ces mots révèlent que non seulement les résultats diffèrent mais aussi qu’ils ne reflètent pas la réalité.
Les 3 bureaux d’études ont mis en place un prélèvement sur filtre non imprégné ;

Or, selon le paragraphe 5.2.4 , la norme XP X 43-136 propose des recommandations en présence de particules, parfois différentes mais ayant toutes un point commun : des dispositions visant à stabiliser le Cr VI pour éviter sa transformation en Cr III. En présence de filtration, il est recommandé de l’imprégner. Aucun des bureaux d’études ne le fait.
Or « l’absence d’imprégnation a pu conduire à une réduction de Cr VI«
et donc à une sous-estimation des concentrations de Cr VI
D’aucuns esprits peu rigoureux pourraient penser que cela fait partie du métier.
Au fil du rapport, des constats se transforment en recommandations à respecter comme :
A ce jour, aucune décision ne semble avoir été prise et publiée pour cadrer les prélèvements et analyses et progresser dans la fiabilité des mesures.
Attend-on que la norme en cours de révision soit définie ? Espérons que non pour notre santé.
Dans les annexes du rapport, on identifie bien la campagne de mesures du 20 mai 2025 et ses caractéristiques ainsi que celles des 2 autres bureaux d’études.
Sur les pages 29 et 30 concernant les rejets SUNKISS 2 Nord et Sud, on peut remarquer que les durées de prélèvement de DEKRA sont les plus longues (125 mn) comme c’est conseillé par INERIS (cf. supra). De même, les volumes prélevés sont aussi parmi les plus élevés.
L’examen des LQ, limites de quantification, des différentes campagnes montre que celles de DEKRA en mai 2025, pour SUNKISS sont les plus basses.
Aucun commentaire critique n’est fait concernant cette campagne.
Que doit-on penser ? que les résultats de cette campagne sont erronés ?
ou qu’ils sont aussi justes et/ou aussi faux que ceux des autres bureaux d’études ?
Il est urgent que les services de l’État précisent et imposent par arrêté les conditions de mesure, en suivant les recommandations d’INERIS – et de la norme-, pour que les mesures ne soient pas « vides de sens » et que la population se sente un peu à l’abri de ce cancérogène notoire.
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