Qui savait qu’il y avait du PLOMB en grande quantité dans le square des Aviateurs

Qui savait qu’il y avait du PLOMB en très très très grande quantité dans le square des Aviateurs et notamment dans l’aire de jeux des enfants ?

Qui aurait du le savoir et le faire savoir ?

Ces questions vont-elles déranger?

Pour ne pas répondre clairement à une telle question, la DREAL aurait probablement dit qu’il y a des pollutions « Historiques ». Curieux choix de vocabulaire sachant que l’histoire, c’est la connaissance du passé.

Saint-Nazaire a eu la chance d’avoir un Inventaire Historique Urbain(IHU) réalisé par le BRGM avec la CARENE  disponible en ligne. Son objectif était recenser et de rendre accessible aisément les sites pollués sur les communes de Saint-Nazaire et Trignac, en s’appuyant sur les données de BASIAS  base de données recensant les terrains ayant accueilli par le passé une activité industrielle ou artisanale potentiellement polluante. 
BASIAS ciblée sur Méan-Penhoët :  Un clic sur la Carte des sites probablement pollués BASIAS 
permet de voir que le square des aviateurs et même le Merlon HIGELIN sont « vierges »  de toute pollution historique.
L’Inventaire Historique Urbain va plus loin en indiquant sur des cartes les polluants présents.
Le document en ligne ne donne que quelques exemples et par chance le PLOMB est inclus.
On a donc une carte qui donne les lieux où du plomb pourrait se trouver.
Près du square, on y retrouve qu’un seul site qui était affiché dans la carte BASIAS  Il s’agit d’une station-service qui a probablement « perdu » du carburant qui à l’époque contenait beaucoup de plomb.
=> la DREAL devrait donc avoir du mal à parler de pollution « historique ».

Avant de poursuivre l’analyse « historique », il importe de bien situer les pollutions du square et de prendre conscience de la gravité de la situation.

Si l’on exclut la partie Est, la quasi-totalité des prélèvements réalisés du Merlon à la rue de Trignac comporte des anomalies graves, notamment pour les concentrations de PLOMB qui sont écrites en caractères rouges quand le seuil sanitaire d’Action Rapide (300mg/kg) est dépassé et en caractères noirs lorsque le seuil de vigilance est atteint (100mg/kg).
Les trois points les plus chargés sont au Nord – S15, SR1, et J1 – avec des valeurs proches ou dépassant 3 fois le seuil d’Action Rapide  .  avec 860mg/kg pour l’aire de jeux !
Des zones qui n’ont pas été « remaniées » par les travaux effectuées pour le chauffage urbain affichent aussi des valeurs hors normes. 
On notera que des polluants potentiellement dangereux sont parfois présents comme l’Arsenic et le Naphtalène.

Les conclusions de BURGEAP, le prestataire de la CARENE pour l’analyse et l’interprétation sont très claires. 

« Les niveaux de risques pour l’arsenic et le plomb conduisent à une incompatibilité des milieux avec les usages actuels (ERI>10-4) sur les mailles J1 et J2 (Aire de jeux) et sur les mailles S10, S13 à S15 et SR1 à SR4(Square).
Les niveaux de risques pour le plomb et le benzo(a)pyrène, et en moindre mesure en PCB, conduisent à une incertitude quant à la compatibilité des milieux avec les usages actuels (0,2<QD<5 et/ou 10-6<ERI<10-4) sur les mailles J3 (Aire de jeux) et sur les mailles S9, S11, S12 et SR5 (Square) et MR2 (Merlon) »
….
« Concernant les mailles avec incompatibilité ou incertitudes .., GINGER BURGEAP préconise le maintien de la fermeture au public de ces zones en attendant les résultats des études complémentaires et/ou la réalisation des travaux, ainsi que l’interdiction de cultures potagères et fruitières« .
A notre connaissance, aucune information vers l’ensemble des propriétés voisines n’a été entreprise pour déterminer l’étendue de la zone polluée, alors que cela fait partie des « bonnes pratiques » lorsque le seuil d’action Rapide est dépassé. Les actions de l’Université de Nantes ont porté sur quelques maisons voisines seulement dont l’une d’elles a présenté une énorme concentration 2673 mg/kg , soit 9 fois le seuil d’Action Rapide.
=> On attend, avec une impatience croissante que l’ARS et la commune enclenchent des mesures complémentaires autour du square pour bien déterminer toute la zone polluée et informer toute la population potentiellement impactée et pas seulement les quelques personnes dont les sols ont été examinés.

Au passage, on note que les rapports de mesure, demandés dès mars 2026, n’ont été donné aux associations que le 6 octobre 2026, alors que les rapport finaux sont datés du 23 février 2026 (Dalkia), du 4 mai 2026 (Burgeap pour Dalkia) , et 23 juillet 2026 (BURGEAP pour CARENE) s’agissant d’une version 2 et que les résultats du laboratoire sont datés du 15 avril et du 10 mai 2026.   
Cette lenteur de communication alors qu’il y a d’énormes dépassements d’Action Rapide est pour le moins surprenante quand on se targue de Transparence et surtout quand le risque sanitaire concerne des enfants. On peut penser que BURGEAP a été interpellé rapidement par ces analyses et qu’il en a informé son client sans attendre la finalisation de son rapport.

Quelqu’un aurait-il dû, en application du principe de précaution, procéder à des analyses de sols du square des Aviateurs plus tôt. ?

En 2023, la découverte d’une pollution hors norme de plomb dans le square de l’IME  à proximité a causé la fermeture du square (on attend toujours sa remise en état). Voir l’article du 21/2/2026.
La très grande majorité des prélèvements du square dépassait le seuil d’action rapide avec un triste record à 32000mg soit 100 fois le seuil d’action rapide !
Peut-on imaginer que personne dans les services n’a pensé qu’il serait utile/nécessaire/souhaitable/logique de faire procéder à une analyse de sols dans le square des Aviateurs voisin pour s’assurer qu’il était sain, en particulier l’aire de jeux qui allait être fréquentée par plus d’enfants ?

  • Si personne n’y a pensé , c’est grave ; il est urgent de former à la prévention et au principe de précaution.
  • Si quelqu’un y a pensé, mais qu’il a été décidé de ne pas faire, c’est très grave .
    Cela devient inacceptable si la décision est basée sur le fait que l’on sait par ailleurs que le square des Aviateurs est ou risque fort d’être aussi pollué..

La question est d’autant plus importante qu’une situation analogue a été constatée un an plus tôt.

Le rapport de fin de travaux du merlon ( BURGEAP CSSPLB193251/RSSPLB12997-01) du 04/04/2022)  mentionne (page 7)  le périmètre de l’étude avec une zone de réaménagement du boulevard et des abords qui intègre le triangle du square des Aviateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et curieusement, il y a eu des prélèvements de sols pour vérifier la qualité des sols uniquement sur le merlon mais pas sur  les abords et en particulier pas sur le square des Aviateurs sur lequel des aménagements ont eu lieu.

Pourquoi ? pour faire de petites économies d’analyses … ou pour éviter des dépenses et travaux importants de dépollution. ?

Quelqu’un avait-t-il des éléments permettant de penser que les sols du square des Aviateurs sont pollués au Plomb  ?

 

Une américaine cherche où habiter à Saint-Nazaire

D’habitude, ce sont des personnes habitant en France qui nous contactent en s’intéressant à la pollution de l’air, de l’environnement dans la perspective d’un achat immobilier à Saint-Nazaire. 
Pour la première fois, le mail vient d’Amérique, d’une personne qui recherche un bon endroit et qui posent de bonnes questions …
Intéressant à découvrir ..

Est-ce révélateur de ce que pensent de Saint-Nazaire tout acheteur/habitant potentiel  ? 

Zone de Brais . les Chantiers de l’Atlantique sont-ils « hors la loi » ?

La consultation publique annoncée par l’arrêté préfectoral n°247 a mis à disposition du public des documents qui permettent de s’interroger sur la légalité des travaux réalisés par les Chantiers sur leur site au n°1 rue Thomas Edison.

En effet, elle porte sur un « projet d’entrepôt » si volumineux qu’il est soumis à une procédure formelle d’enregistrement et donc encadré par l’article L512-7-3 du Code de l’Environnement.

Cet article de loi est très clair : « Les travaux ne peuvent être exécutés avant que le préfet ait pris l’arrêté d’enregistrement« .

Or les Chantiers de l’Atlantique n’ont pas attendu, et non seulement les travaux sont quasi terminés mais l’activité y a démarré le 17 août 2026 !!  

Ils ne pouvaient ignorer l’existence potentielle de telles contraintes puisque le sujet « installation soumise à enregistrement » est posé par une question du formulaire de permis de construire.

Le détail  est disponible dans le document déposé dans le cadre de la consultation Observation – interrogations – consultation sur bâtiment CdA – travaux bien entamés.

En clair : le projet est fini, c’est construit, ça a démarré,  mais l’autorisation n’avait pas été pas donnée et n’est toujours pas donnée puisqu’il y a, – (est-ce du « foutage de gueule ? ») – ,  consultation du public  et des communes concernées !

voir aussi l’article qui-oserait-se-moquer-de-la-population-et-de-la-reglementation

1er rapport du plan de surveillance des Chantiers – impact fort

Analyse du 1er rapport de surveillance environnementale des Chantiers de l’Atlantique.

Quatre points de mesures en limite du site  (Normalement c’est hors site !)
+ un point témoin à Trignac (influencé par d’autres émetteurs !)
Sur quelques Composés Organiques Volatils et deux métaux (Chrome et Manganèse)
Résultats ..  plutôt inquiétants !
D’aucuns le savaient, d’aucuns le taisaient !

=> A lire : Analyse  en 11 pages –  Chantiers de l’Atlantique 1er rapport PSE

A noter que DEKRA , fidèle prestataire de l’exploitant, ose écrire :

 

ce qui montre bien la gravité du niveau atteint. 

Il est impératif qu’une Commission de Suivi de Site soit créée ! 
et que des mesures en continu soient installées et que
des plans de réduction des émissions et des concentrations soient lancés.

Si vous souhaitez  plus d’informations ..  écrivez à pollution @ ott.fr

Qui oserait se moquer de la population et de la réglementation ICPE ?

Après la disparition mystérieuse d’un merlon de 1200 m3 de terres polluées, avenue de la forme Joubert, fin 2024, il semblerait qu’un énorme bâtiment  de 9444 m2 a été construit par les Chantiers de l’Atlantique(CdA), n°1 rue Thomas Edison,
sans que le permis de construire ne soit affiché durant les travaux,
sans que le dossier d’enregistrement n’ait été déposé en temps opportun,
sans que la consultation du public et des communes concernées n’ait eu lieu,
alors que des impacts environnementaux sont probables
(matières combustibles, batteries, solvants, émissions de composés organiques volatils, gaz inflammables, ..)
HONTEUX  de la part d’une entreprise dont les Nazairiens aimeraient être fiers !
 
Selon son arrêté n°247, il semble que le sous-préfet n’ait été informé que le 28 mai 2026 par une demande d’enregistrement émise par les CdA alors que le bâtiment était quasiment construit comme le montre des photos prises fin février 2026.
Aucun arrêté de sanction n’a été publié à l’encontre de l’entreprise qui « récidive » alors qu’elle met en avant sur son site et dans les conférences son expertise en planification et gestion de projet!  

25/02/2026 L’ossature est déjà là, murs et toit suivent très vite
les bureaux devant sont là

 

 

 

 

 

25

 

L’affichage, visible sur les photos prises le 25 février 2026,  a été mis en place quelques jours  auparavant.
On voit en arrière plan que les travaux de construction sont bien avancés, avec la présence de l’architecture bois, et les bureaux déjà en place .
Un numéro de permis de construire est indiqué :  « 308061 ».   Ce numéro est FAUX !
Ce numéro n’a pas la structuration habituelle des permis de construire, et pour cause, il ne correspond à « rien », puisque lors d’une visite en mairie le 12/08/2026, il a été indiqué que le permis de construire un entrepôt -n° PC 044 184 25 00037-  a été déposé le 04/03/2025 :
Le document de demande de permis de construire a été obtenu auprès de la Mairie.
Il est signé à la date du 3 mars 2025.  On note un manque  à la page 9 concernant une question  : porte-t-il sur une « installation classée soumise à enregistrement » ?

Curieusement aucune réponse !

Au delà de l’absence de rigueur dans le respect de la réglementation, l’arrêté préfectoral signé le 5 août 2026 par le sous-préfet de Saint-Nazaire et publié le 11/08/2026, révèle que le 28 mai 2026
–plus d’un an après le dépôt du permis de construire-  les Chantiers déposent une « demande d’enregistrement en vue de la régularisation administrative » ..


Tout cela est inquiétant à plusieurs titres.

En effet, il fait état de compléments déposés le 27 juillet, très tardivement -2 mois après la demande- , soit 9 jours avant la signature de l’arrêté..  obligeant l’inspection DREAL à produire un rapport le 3 août, en une semaine.  Un délai très court, ne laissant guère de place aux échanges, et aux demandes de clarification souvent nécessaires.  ( A vérifier lors de la consultation publique).

De plus, le service d’Urbanisme de Saint-Nazaire est en train d’étudier une modification du permis de construire, et aucune décision n’est prise à mi-août. Aucune date n’est donnée.
Peut-on penser que la décision sera prise rapidement et que le dossier sera publié avant la consultation publique du 15 septembre ?  (la question a été posée au service Urbanisme) ?

Ce qui est inquiétant …

1) le 11-08-2028 date de parution de l’arrêté, il est mentionné qu’un entrepôt est en cours de construction ! 

Or, une simple visite sur place montre qu’il n’y a plus d’activité de construction et que toutes les signalisations de parking, d’accès voiture, piéton, et entrée du personnel sont en place :

2)  Il est mentionné qu’il s’agit d’un « entrepôt » .
Or l’examen des rubriques  contribuant à la classification ICPE au niveau « Enregistrement »  indique  la très probable  présence d’activités émettrices de polluants  dans une zone déjà « chargée » avec les émissions d’entreprises comme Ouest-Coating (avec le Cobalt) , FAMAT  et bien d’autres émetteurs « métalliques » ou de Composés organiques volatils.

La rubrique 1510 vise la présence de matières combustibles.  On notera la présence proche d’habitations dans un environnement boisé.

La rubrique 2925 vise la recharge de batteries .. Éléments connus pour exploser et bruler.

La rubrique 1978  permet de considérer (cf. INERIS) la présence de  Solvants Organiques , et leur utilisation et  donc l’émission de Composés Organiques Volatils(COV) lors de nettoyage de surfaces par exemple.

La rubrique 2940 concerne l’application, la cuisson et le séchage de vernis, peinture, colle ou enduit, opérations susceptibles d’émettre des COV et/ou des perturbateurs endocriniens.

Ces rubriques, les émissions associées donnent une vision différente de celle d’un simple entrepôt ! Les activités actuelles du site  vont certainement augmenter avec la mise en place de l’entrepôt ? et donc les émissions de polluants et les risques.


Espérons que les documents qui seront partagés le 15 septembre, compenseront par leur complétude et leur contenu, les agissements quelque peu honteux/douteux des Chantiers.

Nous attendons, pour l’ensemble du site,

  • les listes et quantités des produits stockés, les opérations effectuées et les évolutions espérées
  • l’identification des produits avec des substances dangereuses : CMR, perturbateurs endocriniens
  • la description d’une détection et protection incendie à la hauteur des risques
  • et la mise en place d’un Plan de surveillance avec mesures en continu des COV sur site ou à La Ville Heulin, et des produits dangereux (métaux, perturbateurs endocriniens, CMR)

 et que la consultation du public ne soit pas  « bidon » !
En effet, on découvre que la mise en service du l’entrepôt a été annoncée par les Chantiers de l’Atlantique pour le 17 août 2026, soit près d’un mois avant le début de la consultation du public et donc plusieurs mois avant l’autorisation associée à la demande d’enregistrement …   

17/08/2026
:

Lors d’une visite le lundi 17/08/2026 vers 11h, il a été constaté qu’une vingtaine de voitures étaient stationnées sur le parking de l’entrepôt, ainsi que la présence d’un véhicule d’un prestataire de services. Quelques deux roues. Manifestement le bâtiment a été « activé ».
A noter, un container transformé en hangar à vélos !

 

 

Situation administrative actuelle

On note l’absence de mention de la rubrique 1510 – matières inflammables.
A noter également que 80kg/j de vernis,peinture,colle représentent 20 tonnes par an, ce qui peut générer moult quantités de Composés Organiques Volatils en sus de ceux émis par les activités de nettoyage de surface.

 

28/08/2026 : L’irrespect des Chantiers vis à vis de la population et de la réglementation se renouvelle .

Affichage récent d’un texte non daté qui se veut être une sollicitation du « préfet au titre des ICPE pour l’enregistrement d’un entrepôt » et  une « information du public« .

Problèmes :

  • la demande n’est pas récente puisque l’arrêté préfectoral – qui a traité la demande en date du 5 août 2026– est même affiché à droite et indique dans ses Attendus/ Vus que la demande date du 28 mai 2026 .. ce qui fait 3 mois !!
  • Il est écrit dans le texte que l’affichage doit être « apposé dès le dépôt de la demande » , ce qui est manifestement pas respecté !!

Au passage on peut noter que le parking est bien plein et que les travaux d’artificialisation(partielle ?) des parcelles 1390 et 851 – qui étaient bien gazonnées – sont bien avancés :

02/10/2026

Près du 11 rue Thomas Edison, constat de la mise en place d’une affiche de permis de construire, qui manquait depuis septembre (selon les CdA .  Septembre 2025 ou 2026 ? ) suite à la demande de preuve d’affichage. Une preuve a été donnée pour juin, juillet, août 2025 avec un affichage près du 11 loin de l’entrée du 1 rue Thomas Edison, citée dans la demande de permis.
On peut voir sur la nouvelle affiche une date barrée et le numéro de permis avec « m1 » barré lui aussi
La première modification serait-elle validée ?
A voir => demande d’accès lancée sur le site de l’urbanisme.
Il va être intéressant de voir l’impact sur la consultation en cours.

En fait, le 5 octobre, on apprend que les Chantiers ont demandé par courrier du 21 septembre, l’annulation du  permis modificatif « m1 » du 10 juillet 2026  qui était en cours d’examen par le service urbanisme de Saint-Nazaire.

A noter que des observations avaient été adressées le 21/9/2026 au préfet dans le cadre de la consultation. 

SUEZ Alternative Fuels & Energies – incendie site Seveso seuil bas – Gandrange

Saint-Nazaire agglo serait-elle protégée en cas d’incendie dans une des nombreuses exploitations industrielles ?

Aurait-on droit  à une déclaration du sous-préfet du genre :
« Ce n’est pas parce qu’une fumée est épaisse et noire qu’elle est forcément toxique. »,
« A cette heure, les risques de toxicité ne sont pas avérés,   des analyses vont être lancées », 
« par précaution, restez chez vous . Confinez vous « ,
ou encore « les analyses faites par les SDIS ne révèlent pas de toxicité » ..  ( Normal  ils ne mesurent pas les fumées noires qui s’éloignent, mais l’air près des flammes qu’ils attaquent)

Les sites industriels sont ils respectueux de la réglementation ? 
En général, au vu des inspections  ( de moins en moins fréquentes)  ..  c’est loin d’être parfait.

L’exemple de l’incendie à Amnéville du site de gestion de déchets de Suez  est révélateur :

selon « le républicain lorrain« , l’entreprise concernée est S.A.F.E .!

La dernière inspection date du 17 septembre 2025 et son rapport montre clairement moult non-conformités notamment dans la prévention et gestion du risque incendie 

Extraits du rapport :

Si Monsieur le sous-préfet de Saint-Nazaire cherche un élément de motivation « local », concernant la population nazairienne, il y a moins de 1600 mètres entre l’entrepôt de produits  -environ 50 tonnes- plus ou moins dangereux gérés par IDEA pour le compte des Chantiers de l’Atlantique et la sous-préfecture.

Par vents de Nord-Est, de nombreux habitants seraient concernés .

Les incendies de Guy Dauphin Environnements et la fuite du P551 de TOTALEnergies ont montré les faiblesses du « système » . 
L’absence de stations de mesures permanentes dans les quartiers proches des industriels ne permet malheureusement pas de connaitre en temps réel la toxicité des fumées respirées.
A minima, il faudrait  installer des stations de mesures de polluants en continu
près des écoles Lamartine, Paul Bert et Albert Vinçon.

Messieurs les responsables,
il faut assumer et donc anticiper . On ne joue pas avec le feu et la vie.