La consultation publique annoncée par l’arrêté préfectoral n°247 a mis à disposition du public des documents qui permettent de s’interroger sur la légalité des travaux réalisés par les Chantiers sur leur site au n°1 rue Thomas Edison.
En effet, elle porte sur un « projet d’entrepôt » si volumineux qu’il est soumis à une procédure formelle d’enregistrement et donc encadré par l’article L512-7-3du Code de l’Environnement.
Cet article est très clair : « Les travaux ne peuvent être exécutés avant que le préfet ait pris l’arrêté d’enregistrement« .
Or les Chantiers de l’Atlantique n’ont pas attendu, et non seulement les travaux sont quasi terminés mais l’activité y a démarré le 17 août 2026 !!
Ils ne pouvaient ignorer l’existence potentielle de telles contraintes puisque le sujet « installation soumise à enregistrement » est posée par une question du formulaire de permis de construire.
En clair : le projet est fini, c’est construit, ça a démarré, mais l’autorisation n’avait pas été pas donnée et n’est toujours pas donnée puisqu’il y a, – « foutage de gueule ? » , consultation du public et des communes concernées !
Analyse du 1er rapport de surveillance environnementale des Chantiers de l’Atlantique.
Quatre points de mesures en limite du site (Normalement c’est hors site !)
+ un point témoin à Trignac (influencé par d’autres émetteurs !)
Sur quelques Composés Organiques Volatils et deux métaux (Chrome et Manganèse) Résultats .. plutôt inquiétants ! D’aucuns le savaient, d’aucuns le taisaient !
A noter que DEKRA , fidèle prestataire de l’exploitant, ose écrire:
Il est impératif qu’une Commission de Suivi de Site soit créée ! et que des mesures en continu soient installées et que des plans de réduction des émissions et des concentrations soient lancés.
Si vous souhaitez plus d’informations .. écrivez à pollution @ ott.fr
Après la disparition mystérieuse d’un merlon de 1200 m3 de terres polluées, avenue de la forme Joubert, fin 2024, il semblerait qu’un énorme bâtiment de 9444 m2 a été construit par les Chantiers de l’Atlantique(CdA), n°1 rue Thomas Edison, sans que le permis de construire ne soit affiché avant le début des travaux, sans que le dossier d’enregistrement n’ait été déposé en temps opportun, sans que la consultation du public et des communes concernées n’ait eu lieu, alors que des impacts environnementaux sont probables (matières combustibles, batteries, solvants, émissions de composés organiques volatils, gaz inflammables, ..) HONTEUX de la part d’une entreprise dont les Nazairiens aimeraient être fiers !
Selon son arrêté n°247, il semble que le sous-préfet n’ait été informé que le 28 mai 2026 par une demande d’enregistrement émise par les CdA alors que le bâtiment était quasiment construit comme le montre des photos prises fin février 2026. Aucun arrêté de sanction n’a été publié à l’encontre de l’entreprise qui « récidive » alors qu’elle met en avant sur son site et dans les conférences son expertise en planification et gestion de projet!
25/02/2026 L’ossature est déjà là, murs et toit suivent très viteles bureaux devant sont là
25
L’affichage, visible sur les photos prises le 25 février 2026, a été mis en place quelques jours auparavant.
On voit en arrière plan que les travaux de construction sont bien avancés, avec la présence de l’architecture bois, et les bureaux déjà en place .
Un numéro de permis de construire est indiqué : « 308061 ». Ce numéro est FAUX !
Ce numéro n’a pas la structuration habituelle des permis de construire, et pour cause, il ne correspond à « rien », puisque lors d’une visite en mairie le 12/08/2026, il a été indiqué que le permis de construire un entrepôt -n° PC 044 184 25 00037- a été déposé le 04/03/2025 :
Le document de demande de permis de construire a été obtenu auprès de la Mairie.
Il est signé à la date du 3 mars 2025. On note un manque à la page 9 concernant une question : porte-t-il sur une « installation classée soumise à enregistrement » ?
Curieusement aucune réponse !
Au delà de l’absence de rigueur dans le respect de la réglementation, l’arrêté préfectoral signé le 5 août 2026 par le sous-préfet de Saint-Nazaire et publié le 11/08/2026, révèle que le 28 mai 2026
–plus d’un an après le dépôt du permis de construire- les Chantiers déposent une « demande d’enregistrement en vue de la régularisation administrative » ..
Tout cela est inquiétant à plusieurs titres.
En effet, il fait état de compléments déposés le 27 juillet, très tardivement -2 mois après la demande- , soit 9 jours avant la signature de l’arrêté.. obligeant l’inspection DREAL à produire un rapport le 3 août, en une semaine. Un délai très court, ne laissant guère de place aux échanges, et aux demandes de clarification souvent nécessaires. ( A vérifier lors de la consultation publique).
De plus, le service d’Urbanisme de Saint-Nazaire est en train d’étudier une modification du permisde construire, et aucune décision n’est prise à mi-août. Aucune date n’est donnée.
Peut-on penser que la décision sera prise rapidement et que le dossier sera publié avant la consultation publique du 15 septembre ? (la question a été posée au service Urbanisme) ?
Ce qui est inquiétant …
1) le 11-08-2028 date de parution de l’arrêté, il est mentionné qu’un entrepôt est en cours de construction !
Or, une simple visite sur place montre qu’il n’y a plus d’activité de construction et que toutes les signalisations de parking, d’accès voiture, piéton, et entrée du personnel sont en place :
2) Il est mentionné qu’il s’agit d’un « entrepôt » .
Or l’examen des rubriques contribuant à la classification ICPE au niveau « Enregistrement » indique la très probable présence d’activités émettrices de polluants dans une zone déjà « chargée » avec les émissions d’entreprises comme Ouest-Coating (avec le Cobalt) , FAMAT et bien d’autres émetteurs « métalliques » ou de Composés organiques volatils.
La rubrique 1510 vise la présence de matières combustibles. On notera la présence proche d’habitations dans un environnement boisé.
La rubrique 2925 vise la recharge de batteries .. Éléments connus pour exploser et bruler.
La rubrique 1978 permet de considérer (cf. INERIS) la présence de Solvants Organiques , et leur utilisation et donc l’émission de Composés Organiques Volatils(COV) lors de nettoyage de surfaces par exemple.
La rubrique 2940 concerne l’application, la cuisson et le séchage de vernis, peinture, colle ou enduit, opérations susceptibles d’émettre desCOV et/ou des perturbateurs endocriniens.
Ces rubriques, les émissions associées donnent une vision différente de celle d’un simple entrepôt ! Les activités actuelles du site vont certainement augmenter avec la mise en place de l’entrepôt ? et donc les émissions de polluants et les risques.
Espérons que les documents qui seront partagés le 15 septembre, compenseront par leur complétude et leur contenu, les agissements quelque peu honteux/douteux des Chantiers.
Nous attendons, pour l’ensemble du site,
les listes et quantités des produits stockés, les opérations effectuées et les évolutions espérées
l’identification des produits avec des substances dangereuses : CMR, perturbateurs endocriniens
la description d’une détection et protection incendie à la hauteur des risques
et la mise en place d’un Plan de surveillance avec mesures en continu des COV sur site ou à La Ville Heulin, et des produits dangereux (métaux, perturbateurs endocriniens, CMR)
et que la consultation du public ne soit pas « bidon » ! En effet, on découvre que la mise en service du l’entrepôt a été annoncée par les Chantiers de l’Atlantique pour le 17 août 2026, soit près d’un mois avant le début de la consultation du public et donc plusieurs mois avant l’autorisation associée à la demande d’enregistrement …
17/08/2026:
Lors d’une visite le lundi 17/08/2026 vers 11h, il a été constaté qu’une vingtaine de voitures étaient stationnées sur le parking de l’entrepôt, ainsi que la présence d’un véhicule d’un prestataire de services. Quelques deux roues. Manifestement le bâtiment a été « activé ».
A noter, un container transformé en hangar à vélos !
Situation administrative actuelle
On note l’absence de mention de la rubrique 1510 – matières inflammables.
A noter également que 80kg/j de vernis,peinture,colle représentent 20 tonnes par an, ce qui peut générer moult quantités de Composés Organiques Volatils en sus de ceux émis par les activités de nettoyage de surface.
28/08/2026 : L’irrespect des Chantiers vis à vis de la population et de la réglementation se renouvelle .
Affichage récent d’un texte non datéqui se veut être une sollicitation du « préfet au titre des ICPE pour l’enregistrement d’un entrepôt » et une « information du public« .
Problèmes :
la demande n’est pas récente puisque l’arrêté préfectoral – qui a traité la demande en date du 5 août 2026– est même affiché à droite et indique dans ses Attendus/ Vus que la demande date du 28 mai 2026 .. ce qui fait 3 mois !!
Il est écrit dans le texte que l’affichage doit être « apposé dès le dépôt de la demande » , ce qui est manifestement pas respecté !!
Au passage on peut noter que le parking est bien plein et que les travaux d’artificialisation(partielle ?) des parcelles 1390 et 851 – qui étaient bien gazonnées – sont bien avancés :
Saint-Nazaire agglo serait-elle protégée en cas d’incendie dans une des nombreuses exploitations industrielles ?
Aurait-on droit à une déclaration du sous-préfet du genre :
« Ce n’est pas parce qu’une fumée est épaisse et noire qu’elle est forcément toxique. »,
« A cette heure, les risques de toxicité ne sont pas avérés, des analyses vont être lancées »,
« par précaution, restez chez vous . Confinez vous « ,
ou encore « les analyses faites par les SDIS ne révèlent pas de toxicité » .. ( Normal ils ne mesurent pas les fumées noires qui s’éloignent, mais l’air près des flammes qu’ils attaquent)
Les sites industriels sont ils respectueux de la réglementation ?
En général, au vu des inspections ( de moins en moins fréquentes) .. c’est loin d’être parfait.
La dernière inspection date du 17 septembre 2025 et son rapport montre clairement moult non-conformités notamment dans la prévention et gestion du risque incendie
Si Monsieur le sous-préfet de Saint-Nazaire cherche un élément de motivation « local », concernant la population nazairienne, il y a moins de 1600 mètres entre l’entrepôt de produits -environ 50 tonnes- plus ou moins dangereux gérés par IDEA pour le compte des Chantiers de l’Atlantique et la sous-préfecture.
Par vents de Nord-Est, de nombreux habitants seraient concernés .
Les incendies de Guy Dauphin Environnements et la fuite du P551 de TOTALEnergies ont montré les faiblesses du « système » .
L’absence de stations de mesures permanentes dans les quartiers proches des industriels ne permet malheureusement pas de connaitre en temps réel la toxicité des fumées respirées.
A minima, il faudrait installer des stations de mesures de polluants en continu près des écoles Lamartine, Paul Bert et Albert Vinçon.
Messieurs les responsables,
il faut assumer et donc anticiper . On ne joue pas avec le feu et la vie.
Le rapport d’inspection DREAL du 23 juin 2026 concernant les Chantiers de l’Atlantique vient d’être publié dans Géorisques.
L’analyse des constats DREAL montre de nombreuses non-conformités pouvant impacter les concentrations de polluants respirées par les employés/voisins .
Une grande déception car l’inspection ne mentionne aucunement les premiers résultats du plan de surveillance environnementale que les Chantiers de l’Atlantique se devaient de publier en juin 2026 au regard de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 article 1.6.2.
Révèlent-ils des concentrations élevées sur les points qui sont sous les vents passant sur le site au point que la DREAL, arrangeante, ne souhaite pas en parler ?
Révèlent-ils des faiblesses dans les prélèvements et analyses ? des anomalies par rapport au point témoin, qui est mal choisi car certainement influencé par d’autres émetteurs ( Zone du CADREAN) ?
Ou, les Chantiers ont-ils -suivant l’exemple de YARA- volontairement du retard dans la mise en place des mesures de qualité de l’air autour de leur site ? .. A suivre dans les prochaines semaines.
Point n°1 Plan de gestion des Solvants :
« les émissions totales 2025 de COVt pour l’atelier Tôles (15,76 tonnes) ne sont pas conformes à la valeur limite de 11,8 tonnes »
« les actions mises en oeuvre par l’exploitant pour réduire les émissions diffuses ne sont pas précisées/détaillées« .
Point n°3 Emissions atmosphériques Alvéoles navales et atelier PRS
Des faiblesses dans les vitesses d’éjections des rejets canalisés . Même pas la moitié de ce qui est prescrit !! et cela dure .. 2025, 2026 !
– Ce qui entraine une moindre dispersion et donc des concentrations plus élevées aux alentours tant sur le site que hors site.
« les vitesses d’éjection en sortie des oxydateurs de l’atelier PRS et Alvéoles navales ne sont pas conformes : * Alvéoles navales : mesures du 14/02/24 à 3,9 m/s pour un débit de 90 200 m3/h
(vitesse minimale à atteindre de 8m/s) ; * Atelier PRS : mesures du 16/09/2025 à 1,58 m/s pour un débit de 4 220 m3/h
(vitesse minimale à atteindre de 5 m/s). Les rapports 2026 présentés confirment ces non-conformités : * alvéoles navales 4,1 m/s pour 93 300 m3/h * atelier PRS 1,6 m/s pour 4 250 m3/h. »
Point n°4 Emissions atmosphériques des grenailleuses
Là encore une anomalie structurelle qui ne date pas d’aujourd’hui !
Les cheminées doivent dépasser d’au moins 3 mètres la toiture.
Ce n’est pas le cas pour tous les rejets, ce qui entraine là encore une moindre dispersion au détriment des employés/habitants.
Or pour les « émissions des grenailleuses, un plan issu du DOE indique un dépassement de 1,99 m par rapport à la toiture.«
La DREAL a réalisé en juin 2026 deux inspections dans la zone de Brais, dans le cadre d’une recherche d’émetteurs de Cobalt en sus de Ouest Coating et probablement de FAMAT.
Les deux exploitations ASMETALLERIEet ALTITUDE MECANIQUE sont implantées route de la Fondeline.
La première réalise des travaux mécaniques des métaux et du soudage notamment sur acier inoxydable et aluminium. Le soudage sur Inox est émetteur de Chrome VI .
La seconde réalise de usinages de pièces en aluminium, acier en inoxydable et en plastique (PEHD et TEFLON. On peut donc penser qu’il y a des émissions de PFAS et de Chrome VI.
Ces émissions n’ont pas été mentionnées dans les rapports d’inspections. ASMETALLERIE_2026-06-18ALTITUDE_MECANIQUE_2026-06-18
La curiosité ne semble pas être de mise car il est même mentionné
« il n’a pas été constaté de rejets atmosphériques issus des installations »
et « Ces installations ne font pas l’objet d’une captation des rejets. »
Difficile de croire que des opérations de soudage ne rejettent rien dans l’atmosphère !
Par vents de Nord-Est, les habitants de la Baule – Côtres – en souffriront, sans le savoir !
En cours : Carte des sols pollués
Carte enrichie XRF de Nantes
Si vous avez reçu de l'Agence Régionale de Santé, un courrier comportant un tableau avec les mesures dans votre jardin, n'hésitez pas à nous l'envoyer à pollution@ott.fr pour compléter cette carte et contribuer au partage de la connaissance pour sortir de l'ignorance historique sur les zones impactées.
L'anonymat est respecté.
MERCI
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