Étiquette : ultrafines

Fumées de Soudage – Particules métalliques

Fumées de soudage
mais aussi brasage, gougeage, oxycoupage, projection thermique, rechargement 

 

L’ANSES est en train d’ajouter les fumées de soudage à la liste des substances, mélanges et
procédés cancérogènes  (au sens du code du travail / arrêté du 03 mai 2021 modifiant l’arrêté du 26 octobre 2020)

Une consultation publique a été lancée en 2021 sur la base d’un Rapport d’Expertise Collective de 102 pages dont la conclusion provisoire est déjà claire : 

Le document définitif est publié début avril et confirme .. cf page 9 à 11

VSR2017SA0237Ra-2 fumées de soudage cancérogènes

le rapport recommande la réalisation d’enquêtes épidémiologiques sur le risque de cancers lié à l’exposition aux fumées de soudage et pas seulement chez les professionnels du soudage

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Les fumées de soudage contiennent des particules Ultrafines 

INRS

Aucune publication de mesures environnementales de particules ultrafines à Saint-Nazaire n’a été faite par Air Pays de la Loire.

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La réglementation privilégie le rejet rapide dans l’atmosphère des fumées après aspiration

De plus de nombreuses entreprises œuvrent dans des locaux “ouverts”.

Et pourtant, aucune communication de mesures au “droit” des sites industriels n’a été faite alors que des mesures d’ambiance sont prévues par la réglementation.

L’État n’a pas prescrit de plan de surveillance environnementale aux “Chantiers de l’Atlantique” pour apprécier l’impact sur l’air ambiant  – hors atelier, lieux de pause, bureaux, entreprises voisines et habitations- alors que c’est le cas de TOTAL, YARA et STELIA.

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L’évaluation des Risques Sanitaires (ERS) des Chantiers de l’Atlantique de mars 2019 sous-estime les quantités des particules métalliques émises

Seuls les rejets canalisés (cheminées) sont pris en compte pour les émissions de particules métalliques. Les rejets diffus sont “oubliés” explicitement.

La page 12/73 mentionne qu’il n’est pas possible de calculer les rejets diffus particulaires.
       Or en première approche, il aurait été facile de considérer un calcul basé sur un pro rata des émissions de COV diffuses / émissions de COV canalisées.
     

Les mots “fumées” et “soudage” n’apparaissent jamais dans l’étude ERS.
C’est plus que curieux !
La DREAL avait demandé cette mise à jour de l’ERS pour tenir compte des COV et des rejets particulaires. Les Chantiers ne peuvent ignorer la dangerosité des fumées de soudage, au regard des dépenses réalisées pour la réduction des expositions professionnelles.

A  noter qu’il existe des approches/modèles pour calculer les émissions de fumées de soudage en fonction des apports et des techniques . Elles ont même fait l’objet de présentations (cf. celle de Mr BONTHOUX ) lors de la Journée sur les expositions aux fumées de soudage, Paris, 16 juin 2015,
organisée par l’INRS,  journée dans laquelle intervenait une personne de STX.

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Rappelons la typologie des cancers masculins dans la CARENE :

Santé publique France pourra certainement s’appuyer dans ses travaux de recherche de causalité et de corrélation sur l’étude ANSES-RN3VP de 2018 et sur le document de l’ANSES cité ci-dessus -lorsqu’il sera finalisé- qui mentionnent la quasi-totalité des cancers Nazairiens.

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L’absence d’informations sur les émissions de fumées de soudage, leur non prise en compte dans les Évaluations des Risques Sanitaires, l’absence de mesures environnementales des concentrations de particules métalliques dans l’air ambiant, sont-ils les signes d’une volonté de dissimuler une réalité ? un danger  connu depuis des années ?

Gageons qu’il s’agit d’un regrettable oubli. L’état et les filières se doivent de rattraper le retard et de

  • recenser EXHAUSTIVEMENT les entreprises utilisant des techniques de
    “soudage , brasage, gougeage, oxycoupage, projection thermique, rechargement”
  • quantifier leurs émissions en fonction des volumes d’activités et des procédés utilisés et les intégrer dans les phases 1 et 2 de l’étude de zone

et au vu de l’absence de mesures (les dernières datent de 2003 à République !)
sans attendre la phase 3 de l’étude de zone

  • mettre en place – cf. recommandations ANSES-  une “surveillance métrologique atmosphérique” des fumées métalliques pour apprécier l’exposition des populations à proximité des entreprises concernées,

Rappelons que ces entreprise sont présentes aux quatre coins de la CARENE et que les habitations sont souvent à quelques centaines de mètres.
Des mesures permanentes de Particules UltraFines et des Métaux -dont le Chrome VI-  sont indispensables de BRAIS à DONGES .

La fierté de Saint-Nazaire, c’est la construction navale et aéronautique,
L’honneur – responsabilité sociétale – de ces industries doit les conduire à prendre les MESURES  pour connaitre et réduire leurs émissions et les concentrations de polluants dans l’environnement qui peuvent impacter la santé de la population.

les particules ultrafines métalliques de l’air sont dangereuses

Traduction du résumé d’une étude sur les potentiels effets cardiovasculaires d’une pollution de l’air à base de particules ultrafines métalliques ( fer, aluminium, titane, ..)

Sont-ce des particules que l’on trouve dans l’air proche d’un chantier naval ?
L'exposition à la pollution atmosphérique particulaire est un facteur de risque environnemental majeur pour la mortalité cardiovasculaire et
morbidité, à l’échelle mondiale. Jusqu'à présent, les effets cardiovasculaires aigus et chroniques ont été attribués à
stress oxydatif à médiation particulaire dans les poumons et / ou via des voies «secondaires», y compris un dysfonctionnement endothélial,
et l'inflammation. Cependant, des preuves croissantes indiquent la translocation de nanoparticules inhalées
aux principaux organes via la circulation. Il est essentiel d'identifier la composition et les cibles intracellulaires de ces
particules, car celles-ci sont susceptibles de déterminer leur toxicité et les conséquences qui en découlent pour la santé. De potentiel majeur
préoccupation est la présence abondante de nanoparticules de pollution atmosphérique riches en fer, émises par divers
sources liées au trafic. Le fer bioréactif peut catalyser la formation d'espèces d'oxygène réactives dommageables, conduisant à
stress oxydatif et dommages cellulaires ou mort.
Ici, nous identifions pour la première fois, in situ, que des nanoparticules exogènes (~ 15–40 nm de diamètre) dans
Les mitochondries myocardiques des jeunes sujets très exposés sont principalement riches en fer et co-associées à
d'autres métaux réactifs, dont l'aluminium et le titane. Ces nanoparticules électrodenses arrondies (jusqu'à ~ 10
x plus abondants que dans les contrôles à faible pollution) sont situés dans des mitochondries myocardiques anormales (par ex.
crêtes déformées; rupture des membranes). Mesures d'un marqueur de stress oxydatif, de PrPC et d'un endoplasmique
le marqueur de stress du réticulum, GRP78, identifie une régulation à la hausse ventriculaire significative chez les personnes fortement exposées par rapport à la pollution inférieure
contrôles. En forme / taille / composition, les particules intra-mitochondriales ne se distinguent pas des
nanoparticules riches en fer, issues de la combustion et du frottement, prolifiques dans les environnements routiers / urbains, émises par
trafic / sources industrielles. Incursion de mitochondries myocardiques par des nanoparticules de pollution atmosphérique inhalées riches en fer
apparaît ainsi associé à un dysfonctionnement mitochondrial et à une formation excessive d'espèces réactives de l'oxygène
par la réaction de Fenton catalysée par le fer. Stress oxydatif ventriculaire, comme indiqué par la régulation à la hausse PrPC et GRP78,
est évidente même chez les enfants / jeunes adultes avec des facteurs de risque minimes et sans comorbidités. Ces nouveaux
les résultats indiquent que la surcharge en fer du myocarde résultant de l'inhalation de nanoparticules aéroportées riches en métaux est
un facteur de risque environnemental plausible et modifiable pour le stress oxydatif cardiaque et les maladies cardiovasculaires, sur
à l'échelle internationale.

Iron-rich air pollution nanoparticles

Particules Ultra-Fines – Hauts de France

Strategie_PUF_Hauts-de-France_2017

Les particules ultrafines (PUF) sont définies comme l’ensemble des particules ayant un diamètre  aérodynamique inférieur à 100 nm. Les PUF représentent une petite fraction de la masse de particules en suspension, mais dominent par le nombre et les surfaces des particules. Les particules ultrafines représentent 80% de la concentration en nombre de particules dans un environnement urbain.

Mise en place d’une station fixe à Lille Leeds et d’une station Mobile

2019 rapport d’observations

4 pages Synthese_rapport_PUF2018-HdF

Source 56 pages Rapport_PUF2018 complet HdF

https://www.atmo-hdf.fr/joomlatools-files/docman-files/Rapport_et_synthese_etudes/Rapport_PUF2018.pdf

Sur site trafic et industriel, se trouvent les plus ultrafines et en plus grand nombre (env 8 fois plus)

A Grande-Synthe,
c’est bien la zone industrielle -et pas le trafic- qui est la source majeure de Particules Ultra-Fines.

..

Quand verra-t-on de telles mesures de particules ultrafines près de la zone industrielle de Saint-Nazaire pour comparer avec Grande-Synthe ?