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AIRBUS Saint-Nazaire – Chrome6gate – Rapport INERIS – Protection virtuelle par le seuil préfectoral

Le Rapport INERIS a été partagé par AIRBUS.
Seulement 40 pages mais d’une technicité certaine  qui peut rebuter moult lecteurs, d’autant qu’elles ne répondent pas aux espoirs des donneurs d’ordre.  

Rappel chronologique des faits : Suite au dépassement de seuil astronomique  ( 100 fois le flux horaire limite de 0,3g/h de Cr VI), découvert lors d’une mesure inopinée réalisée par DEKRA en mai 2025, dépassement connu par AIRBUS et la DREAL en août 2025 et par le public le 13 septembre, AIRBUS ne croyant pas à l’exactitude/justesse  de ces mesures a fait appel à l’expertise d’INERIS pour clarifier la situation et pouvoir s’appuyer sereinement sur les mesures Bureau VERITAS réalisées en avril 2025 par son bureau d’études.

Deux mois après la publication de la version 2 du rapport Ineris – 234217 – 2845045 – v2.0 du 8/12/2025,  et la version anonymisée INERIS Analyse critique des méthodologies – AIRBUS SN

1) Protection virtuelle de la population
– les résultats non conformes à une norme, ne sont pas fiables

La population pouvait croire que l’article 3.2.2.3 de l’arrêté préfectoral du 2 août 2018 la protégeait des effets cancérogènes sans seuil du chrome VI émis par les cabines de peintures d’AIRBUS, par la mise en place d’une autosurveillance et de l’existence d’un flux horaire maximal pour l’ensemble des cabines de 0,3g/h.
Malheureusement, le rapport INERIS nous apprend qu’il n’existe pas de méthode normalisée adaptée aux cabines de peinture qui ont des effluents contenant du chrome VI sous forme gazeuse ET particulaire

ce qui permet aux bureaux d’études de procéder selon des méthodologies « internes », qui sont donc différentes entre elles, et qui ne sont pas forcément détaillées dans les rapports.


Certainement à son grand dam, INERIS a été obligé de constater une « variabilité entre les résultats », même lorsque les mesures sont réalisées par 2 organismes en même temps, sur les mêmes rejets !
Ces mots révèlent que non seulement les résultats diffèrent mais aussi qu’ils ne reflètent pas la réalité.
Les 3 bureaux d’études ont mis en place un prélèvement sur filtre non imprégné ; 


Or, selon le paragraphe 5.2.4 , la norme XP X 43-136 propose des recommandations en présence de particules, parfois différentes mais ayant toutes un point commun : des dispositions visant à stabiliser le Cr VI pour éviter sa transformation en Cr III. En présence de filtration, il est recommandé de l’imprégner. Aucun des bureaux d’études ne le fait.
Or « l’absence d’imprégnation a pu conduire à une réduction de Cr VI«  

et donc à une sous-estimation des concentrations de Cr VI
D’aucuns esprits peu rigoureux pourraient penser que cela fait partie du métier.

2) Des recommandations pour un futur (non planifié)

Au fil du rapport, des constats se transforment en recommandations à respecter comme :

  • harmoniser les descriptions des conditions d fonctionnement pendant les mesurages
  • harmoniser les méthodes de prélèvements et d’analyses
  • allonger la durée des prélèvements : au moins une heure
  • allonger les durées de peinture pendant les contrôles,
  • transmission aux laboratoires des conditions de productions
  • transmettre les prélèvements aux labos d’analyse rapidement : moins de 2 semaines 
  • conserver les prélèvements à moins de 4° C
  • maintenir le PH à au moins 8 

A ce jour, aucune décision ne semble avoir été prise et publiée pour cadrer les prélèvements et analyses et progresser dans la fiabilité des mesures.
Attend-on que la norme en cours de révision soit définie ?  Espérons que non pour notre santé.

3) La campagne de Mai 2025  – 100 fois le seuil de Chrome VI

Dans les annexes du rapport, on identifie bien la campagne de mesures du 20 mai 2025 et ses caractéristiques ainsi que celles des 2 autres bureaux d’études.

Sur les pages 29 et 30  concernant les rejets SUNKISS 2 Nord et Sud, on peut remarquer que les durées de prélèvement de DEKRA sont les plus longues (125 mn) comme c’est conseillé par INERIS (cf. supra). De même, les volumes prélevés sont aussi parmi les plus élevés.
L’examen des LQ, limites de quantification, des différentes campagnes montre que celles de DEKRA en mai 2025, pour SUNKISS  sont les plus basses. 

Aucun commentaire critique n’est fait concernant cette campagne.

Que doit-on penser ?  que les résultats de cette campagne sont erronés  ?
 ou qu’ils sont aussi justes et/ou aussi faux que ceux des autres bureaux d’études ? 

Il est urgent que les services de l’État précisent et imposent par arrêté les conditions de mesure, en suivant les recommandations d’INERIS – et de la norme-, pour que les mesures ne soient pas « vides de sens » et que la population se sente un peu à l’abri de ce cancérogène notoire.

Bassin industriel – INERIS confirme avec SpF ce que nous disions en 2019

Santé publique France et INERIS ont travaillé de concert sur les bassins industriels en France et la corrélation Pollution industrielle — Santé

cf article précédent.

INERIS a œuvré à l’identification des communes « exposées » au regard des émissions dans les bassins, en s’appuyant principalement sur celles déclarées par les industriels.
Rappelons que ces déclarations ne sont obligatoires qu’à partir de certains seuils, ce qui fait que le recensement est partiel.

Le rapport d’INERIS est disponible sur leur site en format compressé.

Sur les pages 93 et 116, il est cependant possible de visualiser les communes « exposées » , avec les zones qui le sont particulièrement en tenant compte des émissions de polluants  prises en compte et des vents les plus fréquents.

(Merci à INERIS de m’avoir donné des images non compressées beaucoup plus lisibles)

Cela redonne les communes que les associations avaient proposées dans le cadre de la définition du périmètre de l’étude de zone avec notamment l’intégration de Saint-Brévin.

Certes il manque Pornichet dans le résultat d’INERIS. On peut penser que la prise en compte de la zone de Brais, véritable extension de la zone portuaire , entrainerait son intégration voire celle d’une partie de La Baule au regard des vents e Nord-Est.

La présentation de Santé publique France synthétise le rapport détaillé.

La page 3 pose la question de l’existence d’une relation, d’une association entre les données de santé et les données géographiques et  les émissions de polluants industriels.

La page 4 indique clairement les résultats avec les sur-risques identifiés :

Sur-risque d’asthme de l’enfant et de mortalité toutes causes dans les communes situées à proximité d’une ICPE, par rapport aux communes à distance d’ICPE.

La page 5 rappelle que la nécessité d’une certaine prudence à avoir.
Démarche classique surtout quand les données d’émissions utilisées n’avaient pas été concues dans cet objectif.
Traduction : Elles sont incomplètes, partielles car elles ne concernent qu’une partie des ICPE et que les données d’émission ne sont fournies que lorsqu’elles dépassent un certain seuil. En d’autres termes, on pourrait dire qu’elles sont minorées par rapport aux émissions réelles.

Le message de la partie droite est sans ambiguïté :

  • poursuivre les actions de protection des population
    ( car elles sont exposées !)

  • disposer de données précises, exhaustives sur les rejets industriels
    ( car il manque un recensement des émissions et un vrai plan de surveillance des concentrations respirées)

MERCI à SpF et INERIS d’avoir oser écrire ce qui était une évidence quand on regardait les chiffres de surmortalité prématurée de la CARENE
et les quantités de polluants émises
(de BASEMIS , base gérée par Air Pays de la Loire)

 

AIRBUS Saint-Nazaire – chrome6gate – Aucune clarification

Suite à la révélation d’un dépassement de 100 fois du seuil d’émission de chrome 6 cancérigène par les cheminées d’Airbus Atlantic  de Saint-Nazaire, une Commission de Suivi de Site (CSS) s’est déroulée le 10 décembre, soit quatre mois après l’inspection du 08/08/2025

Les documents présentés par AIRBUS n’ont apporté 

  • aucun élément qui prouverait que la mesure des émissions réalisées par DEKRA de façon inopinée était entachée d’erreurs et donc que notre santé n’a pas été impactée
  • aucun élément qui expliquerait pourquoi les mesures des deux bureaux d’études – Bureau Veritas et DEKRA – sur les mêmes cheminées au même moment donnent des résultats très différents que ce soit en quantité et en nature (forme particulaire et/ou forme gazeuse du Chrome VI).

INERIS – institut national de référence sollicité à juste titre – n’a pas encore apporté de clarification-  mis à part le fait qu’une révision de la norme est lancée depuis avril 2025 et qu’il importe de prendre des précautions en raison de l’instabilité du Cr VI .
Une formulation qui laisse penser que ce n’était pas le cas !? 
Les diapositives ne font aucun commentaire sur le bien-fondé ou les erreurs des méthodes et outils des organismes de prélèvement et laboratoires d’analyses mis à part le fait de souligner que leurs méthodes sont différentes.
Absence de consignes claires à respecter.

Il semble qu’AIRBUS décide de ne pas retenir le résultat de DEKRA !
Curieuse décision. Qu’en pense la DREAL qui avait initié cette mesure inopinée ?
Doit-on conclure que l’exploitant décide d’ignorer ce qui ne l’arrange pas , alors que sa vigilance devrait le conduire à approfondir pour protéger au mieux employés et riverains.

Une chose est sûre . Aucun crédit ne peut être accordé à ces bureaux d’étude  qui  font des erreurs dans leur rapport ou qui produisent des rapports contradictoires sans pouvoir les justifier.
Zéro confiance également dans les mesures environnementales de quelques jours avec des conditions météo que le bureau d’études ose qualifier de représentatives alors que l’examen des roses des vents prouve  le contraire.

Dans ces conditions, Mr le sous-préfet, il est temps de cesser de prescrire une telle autosurveillance que l’on ne peut qualifier que de « bidon »,
et de prescrire le financement de mesures environnementales de Chrome VI et autres métaux lourds (Nickel, Arsenic, ..)
réalisées par un organisme indépendant ( Air Pays de la Loire ?)  assisté et contrôlé par INERIS pour le choix des outils et méthodes appropriés. 

Pour rétablir la confiance, il importe que

  • La durée de ces mesures soit de  24 semaines par an.
  • Les localisations soient les écoles LAMARTINE, Paul BERT et Albert VINCON.
  • Les financeurs soient  les émetteurs et donneurs d’ordre aisés qui ne manquent pas avec AIRBUS Atlantic et les Chantiers de l’Atlantique voire les cimentiers 

Durant la Commission de Suivi de Site, l’exploitant AIRBUS a exposé longuement mais superficiellement comment il compte utiliser les mesures des durées réelles de pulvérisation de peinture qu’il a récemment implantées.
Est-ce pour détourner l’attention du sujet de fond précédent ?
Est-ce parce qu’il craint de dépasser le seuil du volume d’émission annuel qu’il propose de « changer le thermomètre » ?

Le calcul réalisé jusqu’alors* était un calcul “maximisant” 
non représentatif de l’activité de pulvérisation de peinture chromatée.
En concertation avec la DREAL, il a été décidé - en août 2025 -
d’utiliser les temps réels de pulvérisation de peinture chromatée 
(enregistrés au travers des dispositifs de comptage installés en 2024**)
afin de calculer les flux horaires chrome VI au pas horaire

Curieuse notion que ce « flux horaire chrome VI au pas horaire« . 
Curieuse prise de décision en pleine crise de valider ( en catimini DREAL – AIRBUS ? ) un tel concept, sans préciser les formules de calcul et sans vérifier que ce nouvel indicateur est bien cohérent avec le seuil de flux horaire prescrit par arrêté préfectoral.

L’exploitant et la DREAL ne doivent pas oublier que le calcul du flux horaire doit être « rapporté à la durée réelle d’application » et donc si on retient la durée de pulvérisation, la formule de calcul devient :

                       Débit  x   Quantité trouvée dans le prélèvement     x  durée de prélèvement
Flux horaire =      ______________________________                  ____________________

                              Volume prélevé                     x                        durée de pulvérisation

C’est seulement ainsi que l’on pourrait calculer un volume annuel basé sur les durées de pulvérisation et un flux par heure de pulvérisation.

Les cachotteries continuent :
un arrêté préfectoral en date du 8/12/2025 publié ce jour de CSS, qui ne mentionne aucunement les abominables scores en chrome VI et dans lequel on découvre des pollutions des sols et eaux avec des polluants volatils COHV  et l’existence d’un rapport d’une inspection du 12/08/2025 qui n’a pas été publié.


Parmi  les polluants Composés Organo-Halogénés Volatils , il y a le fameux trichloréthylène , classé cancérigène avéré pour l’homme. 

Il semble bien que la pollution a été découverte en mars 2025  et que la population n’a pas été informée et qu’aucune inspection formelle n’a été déclenchée quant à l’éventualité d’un risque sanitaire. Nous avons hâte d’avoir les documents FONDASOL et DREAL qui sont cités dans l’arrêté.

Le bêtisier des arrêtés préfectoraux

L’année 2025 a démarré avec un  Considérant   remarquable.

Justification incroyable de la position des Chantiers de l’Atlantique.

L’arrêté du 20 janvier 2025 accorde un délai de 6 mois pour commencer des mesures qui auraient du être réalisées fin 2024 avec une argumentation pour le moins curieuse, poussée par les Chantiers de l’Atlantique qui depuis le début de l’étude de zone ne sont clairement pas les champions de la transparence et de l’exhaustivité pour ce qui concerne leurs émissions de polluants dangereux :

D’une part, est mis en avant la nécessité de « 6 mois de mesures des eaux souterraines sur les piézomètres existants » !  L’APC de février 2024 avait demandé à ce que ces mesures aient lieu en 2024.  Elles n’auraient pas été faites par les Chantiers en 2024 et la DREAL ne le dirait pas !

D’autre part, ils en arrivent à écrire que ces études hydrogéologiques sont un préalable à la définition du programme de surveillance environnementale incluant des mesures de qualité de l’air extérieur au voisinage de l’établissement !

Vivement que la transparence soit faite sur ces « considérant » qui sont sidérants  !
Cela devient urgent que les mesures de polluants industriels soient faites sérieusement.

 

Décembre 2024 s’est fait remarquer par la présence de curiosités dans des arrêtés préfectoraux du bassin industrialo-portuaire de Saint-Nazaire. D’autant plus surprenant qu’il s’agit d’arrêtés de prescriptions complémentaires visant à « fiabiliser » le fonctionnement des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

Les serviteurs de l’État sont-ils fatigués par les réponses que leur donnent YARA ou les Chantiers de l’Atlantique faisant suite à des prescriptions du début de l’année ? A suivre…

Double négation pour Ouest Coating :

Ouest Coating est une entreprise située dans la zone de Brais et qui a été identifiée  comme émettrice de Chrome VI, un des métaux lourds cancérogènes émis dans la CARENE. Elle utilise des techniques de traitements de surface très spécifiques. Son précédent arrêté d’autorisation date de 2011 et selon géoriques , elle n’a pas fait l’objet d’inspections récentes.

L’arrêté préfectoral de prescriptions complémentaires du 9 décembre 2024 comporte sur sa première page une formulation « curieuse » avec une double négation qui permet de penser que la modification demandée par l’entreprise polluante doit faire l’objet d’une nouvelle évaluation environnementale, alors que manifestement il n’y en a pas eu ! Pourtant, au vu de l’accroissement autorisé des quantités de matières métalliques et des émissions d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone, une évaluation environnementale a du sens, au regard de l’ancienneté ( plus de 10 ans) des précédentes études. 

Framatome de Saint-Viaud-Paimboeuf peut s’auto-définir ses limites d’émissions de Chrome !

Le sous-préfet de Saint-Nazaire ne s’est sans doute pas rendu compte du cadeau de Noël qu’il faisait en signant l’arrêté du 24/12/2024 qui théoriquement impose des prescriptions complémentaires à FRAMATOME.

L’exploitant peut donc modifier ses procédés de chromage, même si ceux-ci remettent en cause les conclusions d’une étude réalisée par la référence française en risques industriels – INERIS -, dès lors qu’il formalise « au préalable » ses conclusions relatives aux risques d’émissions de chrome, et bien sûr qu’il transmette ces documents à la DREAL.  Au passage, on note l’absence de mesures des émissions et concentrations de Chrome sur site et hors site.
L’absence de seuils, de réglementation spécifique, permettra certainement une validation quasi-automatique des « auto-conclusions » de Framatome.
Pourquoi un avis d’INERIS sur la modification de procédé n’a-t-il pas été prescrit ? 

Peut-être parce ce que c’était la veille de Noël !

Transparence et Gestion de projet de TOTALEnergies  :  « Peut mieux faire »

L’arrêté préfectoral signé le 27 décembre  2024 par le sous-préfet de Saint-Nazaire proroge au 01/01/2026 le délai de mise en service du  grand projet HDT VGO qui a encore du retard.
La date limite était le 01/01/2025.  Il y avait urgence ..  et imprévision !
L’exploitant a formulé une demande de prorogation le 5 décembre 2024. Une prorogation analogue jusqu’au 01/01/2025 avait déjà été accordée le 21 décembre 2023. Rendez-vous fin 2025 ?

Guide INERIS surveillance environnementale AIR

Version 2021 du guide de surveillance environnementale Qualité de l’air 

Version commentée ( pour avancer vers les points intéressants ) 176 pages
news-38906-guide-ineris-surveillance-environnementrale-air DO

on y voit le choix des points de mesures et des points « témoin » en fonction

  • des sources  – canalisées ou diffuses –
  • des dispersion   vent > 1,5m/s  ou diffusion
  • des cibles  – présence habitations
  • des vents dominants

avec le MUST qui est logique mais rarement appliqué dans les études ..
la vérification de la représentativité

Chrome Hexavalent dans la CARENE

INERIS a publié début 2020 une très intéressante étude de 80 pages

EXPOSITIONS AU CHROME HEXAVALENT
Synthèse des données disponibles :
sources, émissions, exposition et toxicité pour l’homme.

Document stabiloté par mes soins associé à un doc sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR)

La page 43 , sur base des quelques études et mesures disponibles,  conclut clairement à la possibilité de niveau de risques préoccupants: Sur la base des déclarations que doivent faire les industriels au regard de la réglementation européenne REACH ( cf article), une première carte des émetteurs dans la CARENE et alentours a pu être dressée.

Au regard des vents dominants, on peut constater que les communes de Trignac et Montoir-de-Bretagne sont très concernées ainsi qu’une grande partie de Saint-Nazaire.

Par vents de Nord-Est (30%), il n’est pas exclus que Pornichet et La Baule soient impactées par les sites implantés dans la zone de Brais-Pebras.
Par vents de Sud-Est, moins fréquents (6%), Saint-André des Eaux également.

A noter aussi que la commune voisine de Malville est très concernée par deux entreprises sous-traitantes d’Airbus.

Point pas très rassurant : il semblerait que deux sous-traitants d’AIRBUS n’ont pas déposé de dossier auprès de la DREAL au titre des ICPE !

A noter, d’autres entreprises n’utilisant pas des peintures chromatées soumises à la réglementation européenne émettent des particules de Chrome VI.

  • La raffinerie TOTAL en émet chaque année une vingtaine de Kg, soit en moyenne 2.4 g/h n ce qui est supérieure au flux des émissions connues d’AIRBUS
  • Les travaux sur les métaux des Chantiers sont également émetteurs en grande quantité, mais les mesures manquent.
  • L’entreprise de Ciments EQIOM, serait très fortement émettrice. Des mesures dans ses rejets ont détecté des flux de 2g/h ! Il serait intéressant de regarder aussi les émissions de LAFARGE à Trignac et de toutes les centrales à béton du bassin nazairien.
  • L’entreprise GDE, broyeuse de métaux est émettrice de Chrome Total avec par exemple un flux de 0,93g/h en 07/2019 dont on pourrait considérer qu’un pourcentage ( 10% à 30%) serait du Cr(vi)

Au vu de ces chiffres, il devient important (et urgent) de mesurer très régulièrement et en plusieurs points de la CARENE, les concentrations dans l’air que nous respirons de ce très dangereux chrome VI.
Les particules fines et ultrafines doivent l’être aussi et doivent être analysées pour connaître les concentrations en métaux lourds ( Arsenic, Cadmium, Nickel, ..) qui sont émis en grande quantité par nos industries ( navale, aéronautique, éolien ..) en particulier lors des travaux de traitement de surface et de soudure.