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Le benzène dans les écoles de la région

Pour alimenter l’étude de zone en données “terrain”, nous avons entrepris de rassembler les résultats des mesures faites par les communes dans leurs écoles et de les “poser” sur des cartes avec les roses des vents correspondantes.

Un document reprenant ces données sera partagé avec tous les membres du Comité Stratégique de l’étude de zone, avant la prochaine réunion du 7 juillet.

Plus d’un mois après nos premières requêtes voici les résultats :

Saint-Nazaire : après trois courriels et 2 appels téléphoniques une  réponse volumineuse !

  • Mise à jour 1/7/2021 : Benzène écoles Saint-Nazaire v5.6
  • Confirmation d’un niveau moyen élevé, supérieur à Nantes
  • une influence de la zone “chantiers” très forte sur les écoles Rousseau, Lamartine, Bert, Renan , .. proches ( parfois supérieur à 2,5 µg/m3)
  • Une ou plusieurs sources à l’Ouest à identifier, en sus du trafic routier,  parmi 
    • Zone de Brais,
    • Zone “Leclerc”, véhicules militaires ARQUUS
    • Chaufferie et/ou Blanchisserie de l’hôpital,
    • Crématorium, Station d’épuration,
    • … ?

DongesMalgré trois courriels  aucune réponse !

  • Que doit-on comprendre ? que les mesures n’ont pas été faites ou qu’elles ne sont pas bonnes ?

Trignac : Une réponse rapidement, mais malheureusement le prestataire a mal conseillé les services techniques et les écoles les plus proches de la zone industrielle n’ont pas eu droit à des analyses de Benzène parce ce qu’elles “ne sont pas près de la route à 4 voies” .
Il faut rattraper cette triste erreur !
 


Montoir de Bretagne : trois écoles en 2017-2018, environ 0,9µg/m3 en extérieur
il serait judicieux de relancer des mesures à Albert Vinçon qui a eu jusqu’à 1,2 µg/m3 en intérieur et au centre Multi-accueil qui a eu jusqu’à 1,9 µg/m3 en intérieur en septembre 2017 et ne comportait pas de mesure en extérieur

 


Pornichet  : 2 écoles à Pornichet en 2014. 3 fois plus de Benzène
quand les vents viennent de l’Est. entre 0,4 et 1,3 µg/m3 .
Les mesures 2021 sont attendues impatiemment (tous les 7 ans).

La Baule  : 4 écoles en 2018. de fortes disparités entre 0,4 et 1,4 µg/m3


BATZ-sur-Mer : deux écoles en 2018-2019, entre 0 et 1,07 µg/m3
Un remarquable “zéro” en extérieur en novembre 2018  par vents de Sud-Ouest

 


En attente : Saint-Brévin qui a accusé réception de la demande
et  j’espère Le Pouliguen et le Croisic.

Rappel : la moyenne annuelle du point de mesure en continu de Benzène sur un site orienté “trafic”  à Nantes est de 0,6 µg/m3

Les nouveaux scénarios accidentels de la caverne TOTAL à Donges

En juin 2020, dans un précédent article nous avons déjà souligné le manque de transparence relatif au stockage souterrain de gaz dans une caverne sous la raffinerie de Donges . De même lors de la consultation publique pour la prolongation de 25 ans de la concession de cette caverne vieille de 50 ans nous avons alerté sur le risque d’effondrement qui ne pouvait être exclus au regard des dimensions et des études d’INERIS.

On apprend par l’arrêté 2021/ICPE/064 portant prescriptions pour TOTAL que l‘on découvert de nouveaux scénarios accidentels et qu’il faut mettre en place de nouvelles mesures de maîtrise des risques afin de réduire les effets potentiels à l’extérieur. 

Faut-il comprendre que la populations Dongeoise est exposée à des risques accidentels depuis plus de 50 ans et qu’on a lui caché ces  risques et qu’on les cache encore puisque l’article 2 classe “Informations sensibles” ce qui concerne le stockage souterrain ?

OU doit-on penser que les différentes études de danger depuis 50 ans ont été bâclées ?

 

Le “Considérant” suivant de l’arrêté semble prouver que l’on découvre en 2021 la loi du 2 décembre 2015 et qu’il faut appliquer la réglementation ICPE et que l’on avait oublié d’en tenir compte dans les prescriptions de 2019.

Cela prouve-t-il que les Services de l’État concernés sont en sous-effectif chronique ? Peut-être  et cela met en péril la population ..

La culture du risque .. c’est avant tout la transparence due à la population .
La gestion du risque .. s’impose à l’industriel sous le contrôle de l’état.

Les petites poussières de YARA

YARA , est le 1er émetteur de poussières du département selon le Préfet.

Une double question me turlupine.

Dès au moins la publication d’un rapport de 2008, YARA et l’état, savent que 100% des poussières émises par la tour de prilling sont submicroniques ( < 1 millième de millimètre = 1µ) et que les vents dominants sont sud-ouest et nord-est.

Pourquoi a-t-on décidé de mesurer seulement les poussières PM2.5 – dites particules très fines- sur le site de la CAMEE situé plutôt vers le nord-nord-ouest de l’usine ?

Pourquoi n’a-t-on pas mis en place aussi un capteur de Particules Ultrafines (0,01 à 0,1 μm) ?

Pourquoi n’a-t-on pas mis le capteur dans la station BOSSENES ou AMPERE de Donges qui sont sous les vents dominants de sud-ouest ?

 

Le rapport de mesures de 2008 confirme que Bossènes est bien la station “dans le vent”

Une réponse possible :  YARA ne souhaitait sans doute pas obtenir un prix d’innovation dans le suivi et l’amélioration de la qualité de l’air.

En revanche, il a décroché le prix Pinocchio 2020

Commentaire – consultation publique – stockage souterrain de Donges

Tous les 2 ans, nos voitures doivent réussir les tests du « Contrôle technique Automobile » qui intègre régulièrement des évolutions.
A défaut elles doivent être  mises aux « nouvelles normes ». si leur propriétaire souhaite continuer à les utiliser.

Vu les enjeux, on ne peut que penser qu’il en est de même pour les installations de stockage souterrain de propane et la demande de prolongation de stockage de TOTAL Donges.

La lecture du document dra-13-133158-12929a–2016vf-1454582824 réalisé par l’INERIS en 2013, intitulé  « Règles méthodologiques applicables aux études de danger des stockages souterrains », s’appuyant sur l’accidentologie et les retours d’expérience des années 1970-2010 souligne la nécessité de réviser l’EDD au minimum tous les 5 ans et indique les situations à anticiper.

La page 49 indique deux types de phénomènes dangereux:

  • le rejet de gaz en surface
  • l’effondrement brutal de la surface du sol consécutif à un éboulement d’un ouvrage ( cavité ou galerie de liaison).

 

Concernant le risque de remontée de gaz,
pouvez- vous confirmer que toutes les Mesures de Maitrises de Risques (MMR) prévues par la circulaire de 2010 au paragraphe 1.2.10.C  sont appliquées ? (cf §5.1.2.4.1)

Concernant le risque d’effondrement brutal, le §5.1.2.4.2 indique pour les cavités minées ( cas de Donges) que Le phénomène d’effondrement généralisé peut être exclu si le rapport D/P est inférieur à 0,5, P étant la profondeur de la cavité et D la plus petite extension horizontale du stockage (Figure 11) ou si le taux de défruitement (voir définition ci-après) est inférieur à 50%.

Or en regardant la notice de la consultation, page 17, il apparait que  P est égale à 112m et que D est égale à 16,5 + 36 + 16,5 soit  69 m.
Ce qui donne un rapport de D/P = 69/112 = 0,61 qui est donc supérieur à la valeur rassurante 0,5.
Le calcul du taux de défruitement  ne peut être fait précisément car la surface au sol des galeries de  jonction n’est pas indiquée.
Cependant en considérant que chacune des 4 galeries de jonction a une largeur de 2,5m ,
alors le taux de défruitement est de 52% , donc supérieur au seuil de 50%.

 

Concernant le risque d’effondrement localisé il est précisé : Le phénomène d’effondrement localisé peut être exclu si le rapport P/H est supérieur à 15, P représentant la profondeur du toit de la cavité minée et H l’ouverture de cette cavité.

Or dans le cas de la caverne de DONGES , P = 112 et H = 22 , donc P/H = 5  et donc ce n’est pas > 15 .

 

Ces calculs démontrent que le risque d’effondrement de la caverne ne peut pas être exclu , au regard de ses dimensions, sans doute liées à la période de sa construction.

Je vous saurai gré de communiquer  les mesures qui sont prises, en particulier les mesures de surveillance, pour que  – conformément à la page 51 du doc Inéris – le préfet mais aussi la population soient informés au moins 24 heures avant que le phénomène ne débouche en surface.

Je note que l’Etude des Dangers (EDD)n’est pas communiquée  dans la notice.
Vu les risques identifiés,  c’est plus que surprenant au regard du droit à la communication des informations environnementales.