Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent les formes graves, diagnostiquées plus tardivement.
Ce n’est pas une nouveauté dans le bassin nazairien !
Dans un environnement avec moult pollutions, des salaires modestes, des conditions de travail éprouvantes, des horaires décalés, des difficultés à trouver les médecins, à faire les dépistages, des urgences saturées, ..etc..
C’est la triple peine.. et quand une pollution hors norme au plomb, l’ARS se contente d’écrire dans la presse qu’il faut aller voir son médecin .. CP_Pollution plomb_Saint-Nazaire 2026_05_28
alors qu’autour de METALLEurope, après l’incendie de Notre-dame de Paris, les ARS concernées avaient organisé l’analyse de l’étendue des pollutions, et les dépistages de plombémie parmi les populations les plus fragiles.
Merci au député TAVEL pour sa réaction plus constructive …
Les investigations de l’association « Vivre à Méan Penhoët » relatives à la pollution de l’air, des sols et des végétaux dans Saint-Nazaire se poursuivent et révèlent des « anomalies ».
Le 12 mars 2026, un mail avec photos est adressé à la municipalité/agglomération pour demander les documents relatifs aux mesures environnementales effectuées à l’occasion des travaux liés aux chauffage urbain, proches du square des Aviateurs, et du merlon de terres polluées Higelin.
Les photos de tas de terre à proximité de l’espace de jeux d’enfants et du merlon qui a été traversé par les tuyaux d’eau permettaient de penser que les activités avaient -à minima- mis en suspension dans l’air de nombreuses poussières plus ou moins dangereuses pour la santé et avaient remonté en surface des terres polluées enfouies à l’occasion des travaux Chantiers – Bd des Apprentis de 2022.
Confirmation le 18 mars de la demande par un nouveau mail détaillé rappelant les faits et pollutions au plomb hors normes liés au square proche ( IME – Clémence Royer , école Paul Bert) fermé depuis 2023 soit disant » pour travaux » alors qu’aucune excavation des terres polluées n’a encore été entreprise.
Le 24 avril, soit plus d’un mois après, le lanceur d’alerte reçoit un mail indiquant que le square a été fermé suite à la découverte de niveaux de plomb supérieurs aux seuils de vigilance et alerte sur le site. Des informations seraient en place sur site et prochainement dans les boites à lettre des riverains.
Notons une réaction et communication plus adaptée à la situation que celles de 2023
Un regret : Aucune concentration relevée n’est précisée. Les rapports d’analyses demandés n’ont pas été joints et donc ont été redemandés.
Pour deux prélèvements, le seuil d’alerte est dépassé.
L’ARS et la DREAL auraient été informées immédiatement par la collectivité.
En progrès par rapport à 2023. Un début de transparence .. L’ARS va-t-elle enfin prendre les mesures recommandées par le Haut Conseil pour la Santé Publique ?
Sa direction et la ministre ont récemment été « sensibilisées » sur les attentes de la population par un courrier de l’association VAMP.
L’analyse des sols du square situé près de l’école Paul Bert et de l’IME Clémence ROYER à Méan-Penhoët – publiée en mai 2023 – a révélé jusqu’à 32000 mg/kg de plomb.
Vu sa proximité avec l’école Paul Bert, on peut penser que moult enfants ont passé des heures à y jouer en famille avant sa fermeture en octobre 2023.
Aucune information du public, Aucune recherche de personnes ayant fréquentées le square parmi les enfants du quartier, les mères de famille, les femmes enceintes.
Les enfants de Paris – Titi parisien , Gavroche – ont-il été mieux traités par la collectivité, par les services de l’Etat lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris en 2019 que les petits ligériens ?
La réponse est donnée par Santé publique France(SpF) qui a publié –dès 2021- un rapport intitulé
« Surveillance des plombémies infantiles réalisées à la suite de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019« .
On y apprend – page 2- que 1222 enfants ont été dépistés et que 13 présentaient une plombémie supérieure à 50 μg/L.
Page 7, on découvre que les prélèvements dans les sols proches de la cathédrales, un peu plus loin que le parvis- ont montré une « des teneurs en plomb très élevées (10000 à 20000 mg/kg de plomb)« .
Où est l’égalité ?
le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé
prévu par la Charte de l’Environnement, qui fait partie de notre Constitution.
A Méan-Penhoët, il y a d’autres jardins pollués. Quand on mesure, on trouve !
Après quatre courriers adressés à la Mairie restés sans réponse,
grâce à la ténacité des élus de « Mieux vivre à Donges », une personne de bonne volonté des services a retrouvé des mesures de 2019.
Les vents lors de mesures
Les deux semaines de mesures ont connu des vents du quart Nord-Est.
La rose de vents centrale pluriannuelle montre que ces vents sont présents seulement 30% de l’année.
Comme les principales sources émettrices de Benzène sont situées au Sud et à l’Ouest des écoles, on devrait s’attendre à des résultats « favorables » pour la santé.
En regardant dans les archives, on découvre une grosse bévue de planification de la première semaine de mesures, qui annihile sa représentativité :
« La moitié de la raffinerie sera à l’arrêt du 13 mai au 15 juin 2019 pour une grande opération de maintenance. L’occasion aussi pour Total de remplacer certains équipements».
Les résultats des mesures
Analyses :
Semaine d’été du 13 mai 2019, vents de Nord-Nord-Est :
Les concentrations mesurées sont plutôt faibles pour l’agglomération : 0,4µg/m3, conséquence des vents Nord-Nord-Est et de l’absence de sources d’émissions dans cette direction.
Semaine d’hiver, les vents de Nord-Est-Est :
La concentration moyenne des mesures de la Pommeraye : 1,11 µg/m3 est supérieure aux valeurs des écoles de Montoir de Bretagne qui sont en général de 0,9 à 1 µg/m3
La concentration moyenne de 1,40 µg/m3 pour le centre Donges est très supérieure à ce que l’on constate à Montoir de Bretagne ou Trignac !
Le trafic de la N171, la densité de population, la proximité de la raffinerie pourraient contribuer à la différence avec La Pommeraye, mais des sources intérieures sont à rechercher également car les mesures à l’extérieur sont moindres.
En résumé :
Peu représentatif car les écoles n’ont pas été sous les vents des sources industrielles émettrices : stockages Ouest et unités de fabrication.
Les bons chiffres d’été (mai 2019) sont à relativiser à cause des vents de Nord-Nord-Est et peut-être à cause de l’arrêt de la moitié de la raffinerie.
les chiffres d’hiver plutôt élevés, malgré les vents de Nord-Est-Est ne sont pas rassurants.
Le bon sens :
Vu les 947000kg de Composés Organiques Volatils (COV) émis par TOTAL en 2019,
Vu la proximité des stockages à l’Ouest, des installations de production au Sud,
Vu les vents dominants d’Ouest et Sud-Ouest,
la seule façon d’avoir une information fiable et comparable aux seuils annuels est de procéder à des mesures en continu tout au long de l’année des polluants dangereux émis.
P.S. : un manque de rigueur certain dans la compréhension des enjeux quand on lit dans le document qu’il n’y a pas d’industrie dans un rayon d’1 km et pas de stockage d’hydrocarbures !
Info : Trignac a décidé de lancer des mesures dans les écoles de la rue Léo Lagrange (2021-2022)
Version du 15/08/021
02/2022
DONGES : Les services municipaux ont retrouvé des mesures faites en 2018 dans les écoles !
Pornichet : Les services municipaux ont partagé les premières mesures de la campagne 2021-2022
–
Analyses des mesures reçues
2022 TRIGNAC-Mesures dans les écoles Léo Lagrange en janvier 2022.
Les vents étaient surtout Nord-Est . Concentrations en Benzène vers 0,8 µg/m3 .
Plutôt rassurant. On pouvait craindre vu la proximité routière, celle de la zone Industrielle Henri-Gautier + CADREAN de Montoir et les émissions des BELUGA. A suivre. en espérant pouvoir compléter avec des vents de Sud-Ouest, Nord Ouest et Sud-Est.
Pour alimenter l’étude de zone en données « terrain », nous avons entrepris de rassembler les résultats des mesures faites par les communes dans leurs écoles et de les « poser » sur des cartes avec les roses des vents correspondantes.
Un document reprenant ces données sera partagé avec tous les membres du Comité Stratégique de l’étude de zone, avant la prochaine réunion du 7 juillet.
Plus d’un mois après nos premières requêtes voici les résultats :
Saint-Nazaire : après trois courriels et 2 appels téléphoniques une réponse volumineuse !
Confirmation d’un niveau moyen élevé, supérieur à Nantes
une influence de la zone « chantiers » très forte sur les écoles Rousseau, Lamartine, Bert, Renan , .. proches ( parfois supérieur à 2,5 µg/m3)
A proximité des chantiers, le seuil de qualité est largement dépassé par vents de Sud-Est et sans doute en l’absence de vents
Même à plusieurs kilomètres, les concentrations sont élevées :
Les vents de Nord-Est (30% du temps) emmènent les polluants au delà du Parc Paysager , avec des concentrations au moins deux fois supérieures à celles du centre ville de Nantes
Une ou plusieurs sources à l’Ouest à identifier, en sus du trafic routier, parmi
Zone de Brais,
Zone « Leclerc », véhicules militaires ARQUUS
Chaufferie et/ou Blanchisserie de l’hôpital, Crématorium, Station d’épuration,
école de l’UIMM à Océanis… ?
Même par vents d’Ouest, les concentrations sont plus élevées qu’à Nantes. et à proximité des Chantiers, Cargill, etc les concentrations sont très élevées
Influence du chauffage hivernal : Durant les semaines d’hiver, les habitations peuvent activer leur chauffage, qui , s’il est au bois, peut être une source de benzène. L’influence n’a pas pu être précisément identifiée avec les mesures disponibles (manque de mesures en continu !) .
Rappelons qu’Air Pays de la Loire mentionne dans BASEMIS que la part attribuée au « résidentiel » pour les émissions de COVNM (dont le benzène) est 5% dans la CARENE.
Le rapport 2020 d’Air Pl indique (pages 36 et 38) que la part « résidentiel » pour le Benzène serait pour Saint-Nazaire d’environ 20% et de 10% pour la Basse-Loire .
Donges : Malgré quatre courriels aucune réponse !
Que doit-on comprendre ? que les mesures n’ont pas été faites ? que le sujet n’intéresse pas le Maire ?
2022-02 les services municipaux retrouvent des mesures de 2019 , peu rassurantes !
Trignac : Une réponse rapidement, mais malheureusement le prestataire a mal conseillé les services techniques et les écoles les plus proches de la zone industrielle n’ont pas eu droit à des analyses de Benzène parce ce qu’elles « ne sont pas près de la route à 4 voies » .
Il faut rattraper cette triste erreur !
Montoir de Bretagne : trois écoles en 2017-2018, environ 0,9µg/m3 en extérieur
il serait judicieux de relancer des mesures à Albert Vinçon qui a eu jusqu’à 1,2 µg/m3 en intérieur et au centre Multi-accueil qui a eu jusqu’à 1,9 µg/m3 en intérieur en septembre 2017 et ne comportait pas de mesure en extérieur
Pornichet : 2 écoles à Pornichet en 2014. 3 fois plus de Benzène quand les vents viennent de l’Est. entre 0,4 et 1,3 µg/m3 .
Les mesures 2021 sont attendues impatiemment (tous les 7 ans).
Maj 02/2022 . Les mesures hiver 2021 réalisées en décembre 2021, par vents d’Est-Nord-est, donnent environ 0,9µg/m3. Mieux qu’en 2014 avec les mêmes vents. Reste à identifier les sources probablement situées à l’Ouest de St-Nazaire : Cités Sanitaires Heinlex, Charpak ?, UIMM , garages Automobiles, Protectflam à Océanis ?
La Baule : 4 écoles en 2018. de fortes disparités entre 0,4 et 1,4 µg/m3
BATZ-sur-Mer : deux écoles en 2018-2019, entre 0 et 1,07 µg/m3 Un remarquable « zéro » en extérieur en novembre 2018 par vents de Sud-Ouest
En attente : Saint-Brévin qui a accusé réception de la demande
et j’espère Le Pouliguen et le Croisic.
Rappel : la moyenne annuelle du point de mesure en continu de Benzène sur un site orienté « trafic » à Nantes est de 0,6 µg/m3
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