Dépistage des cancers en ¨Pays de la Loire
Un site intéressant à connaitre https://depistagecancers.fr
Réduire la Pollution de l'Air – Saint-Nazaire – Pornichet – La Baule
Pollution Over The Top – « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». VOULOIR SAVOIR et OSER DIRE !
Un site intéressant à connaitre https://depistagecancers.fr
Pornichet est toujours leader des cancers Féminins, tous cancers confondus
passe de 1,14* à 1,13*.
On n’identifie pas dans le tableau les types de cancers concernés (colon-rectum, poumon, mélanome)
(absence d’astérisque = incertitude statistique) .
Pornichet est en 2me position ex-aequo des cancers masculins, tous cancers confondus
avec 1.15* alors que c’était 1,07
Pornichet est leader incontesté pour la Prostate avec 1,18*
En 2019, il y avait une sur-incidence « non fiable » pour les Femmes sur les poumons .. ça a baissé
Concernant les Mélanomes H ou F, cela ne semble pas avoir changé .
Les informations relatives à la Mortalité (SMR) sont données page 41, mais uniquement au niveau de la CARENE dans son ensemble. On y voit qu’il n’y a pas de surmortalité particulière pour la prostate et donc il est raisonnable de penser que Pornichétins sont des adeptes du dépistage associé.

Source : page 43/47 de https://www.registre-cancers-44-85.fr/wp-content/uploads/2023/10/2023_RegistreCancersLAV_CARENE_VF.pdf
soit une « inflation mortelle » de 5% par an.
La surmortalité prématurée – avant 65 ans – comparativement à la moyenne nationale
avait été calculée en 2019 = 38%.
42% – 38% = 4% soit 10.52 % sur 2 ans, en effet (42-38)/38 sur 2 ans donne = 5.2% sur un an. Le taux standardisé est calculé sur 5 années .
En 2019 ont été considérées 2011-2015, en 2023 c’est 2013-2017.
Détails pour les cancers sur la page https://pollution.ott.fr/sante-cancers/
Graphique établi avec les chiffres annuels fournis par l’ORS que nous remercions.
L’arrêté préfectoral du 16 mars 2023 révèle très tardivement qu’une importante pollution des sols et des eaux souterraines a été constatée au premier semestre 2022 à l’occasion du projet « Pole Sud intégré ».
L’article L.511-1 du code de l’environnement est cité, c-a-d que les pollutions concernent aussi l‘extérieur du site car elles peuvent « présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature, de l’environnement et des paysages,.. »
A noter que les études environnementales décrites dans le rapport PR.44EN.21.0084 de juin 2022, n’ont pas été apportées aux travaux de l’étude de zone durant l’année 2022.
Surprenant ? Inquiétant ?
A ce jour de mi mars, le rapport d’inspection du 17 février 2023 n’a pas été publié, ce qui pourrait-être considéré comme « normal », un délai d’un mois étant habituel, mais vu les impacts hors du site, une information aurait été la bienvenue, d’autant qu’une analyse de risque aurait été faite !
=> y aurait il une transparence à retardement – 9 mois après les faits !
Maj 16 avril : 30 jours après l’arrêté citant le rapport d’inspection, celui-ci devrait normalement être disponible sur Géorisques. A suivre ..ci-dessous 01/06/2023…
Cela fait suite au constat révélé dans la précédente inspection de certaines lacunes dans la connaissance des émissions de polluants et de l’utilisation de produits contenant des substances dangereuses par les Chantiers de l’Atlantique. (cf. l’ article chantiers-de-latlantique-zone-de-brais).
Pour la crédibilité des Chantiers et de l’État quant à leur volonté de réduire la pollution industrielle, il importe de changer de braquet et de mettre en place un Plan de Surveillance Environnemental permanent, financé par les industries émettrices, qui mesure en continu, les polluants dangereux – COV ( BTEX comme Benzène, l’Hexane), les métaux, les particules ultrafines – dans différents points de l’agglomération.
La CARENE comporte de nombreux émetteurs comme on peut le voir sur la carte interactive.
Exemple possible d’implantation : proposition-de-mesures
Mise à jour : 05 avril 2023
La pollution des eaux souterraines sur ce terrain est avéré/confirmé par cet arrêté du 16 mars 2023 et le sera certainement via les documents cités qui ont été demandés à la DREAL.
Ce jour le rapport FONDASOL de juin 2022 a été communiqué.
On y trouve la pollution des sols avec plus de 5000 m3 de terres et celle
des eaux souterraines avec des hydrocarbures, des COV, des métaux dont l’Arsenic:
Le schéma conceptuel présente bien des risques d’exposition en dehors du site (p27) via les eaux souterraines et la pêche :
Le risque que cela touche des zones hors site n’est pas écarté, c’est probablement pour cela que la référence à l’article L.511-1 du code de l’environnement a été faite dans l’arrêté préfectoral.
Un recensement des points d’eau a été fait (cf page 47) et curieusement, la recherche des puits privés a été « effectuée en restant sur les voies publiques » (sic) .
On comprend aisément pourquoi elle a été infructueuse !!
D’aucuns diront que, les pollutions des eaux souterraines de ce lieu vont plutôt aller vers la Loire .. et donc vers les plages (Saint-Nazaire, voire même Pornichet, La Baule via les courants locaux).
=> il serait donc judicieux de procéder à des analyses chimiques sur ces plages et pas seulement des analyses bactériologiques.
D’aucuns diront que les marées peuvent pousser les eaux souterraines plus en amont et donc contaminer les nappes dans lesquels les nombreux puits privés de l’agglomération permettent l’arrosage de jardins. Là encore, aucune mesure de puits privés n’a été organisée par les services de l’état (GPMNSN, ARS, etc .. ) pour infirmer ou confirmer le risque sur la population voisine
=> il serait donc judicieux de procéder à des analyses chimiques (HAP, PCB, Hydrocarbures, métaux) sur une quinzaine de puits privés de Saint-Marc à Donges, en passant par Petit Maroc, Ville-Port, Penhoët, Méan , Gron.
Mise à jour : 01/06/2023
Après quelques échanges avec la DREAL, il ressort une subtilité de langage, à savoir que ce « Rapport de l’Inspection du 17 février 2023 » n’est pas un « rapport d’inspection » et donc cela justifie qu’il n’ait pas été déposé dans Géorisques. Au delà du langage, on peut s’étonner qu’il n’y ait pas eu d’inspection formelle, comme c’est souvent le cas après le constat d’une pollution (cf. TOTAL).
Cela étant dit, ce rapport une fois anonymisé a été communiqué par la DREAL. Merci.
Il confirme la pollution des sols et eaux souterraines, mais ne retient pas l’idée d’une voie d’exposition hors site (peut-être car FONDASOL n’a pas cherché/trouvé de puits privés), tout en demandant à l’exploitant de compléter son analyse :
Malgré cette phrase,
l’arrêté préfectoral « n’a pas demandé d’investigations hors site à l’exploitant »
(source DREAL)
Le principe de précaution n’a pas été appliqué !
L’État a préféré ne pas chercher à savoir … si la population était impactée.
Pas de mesures => pas d’infos => pas de problèmes …
sauf que
les habitants arrosent leurs jardins et il y a 28% de surmortalité prématurée dans la CARENE.
La responsabilité sociétale et environnementale des Chantiers et d’AIRBUS Atlantic, fiers et contents d’être à Saint-Nazaire, devrait les inciter à mettre en place des Plans de Surveillance Environnementale dignes de leurs ambitions mesurant COV, Particules Ultrafines, Métaux lourds dont Cr(vi), Arsenic, Nickel, Cadmium, etc.. dans l’Air & les Eaux en différents points de l’agglo, sans attendre qu’un préfet ou un ministre respectueux de l’article 1er de la Charte de l’Environnement leur impose.
Question pour un habitant de Saint-Nazaire Ouest : où apprend-on qu’un produit dangereux contenant une substance Cancérigène-Mutagène-Reprotoxique (CMR) ou REACH , répertoriée dans l’annexe IV de l’arrêté du 2 février 1998, a été utilisé jusqu’en 2021 dans la zone de Brais ?
Réponse : Dans le rapport d’inspection en date du 25/11/2022 qui vient juste d’être publié sur Géorisques.
Ce qui est surprenant c’est que ni la substance CMR/REACH, ni le produit la contenant ne sont cités, alors que dans le rapport d’inspection de l’établissement principal en date du 10 novembre 2022 , les trois substances CMR présentes dans les 6 produits sont mentionnées : l’acrylonitrile, le 1-3 butadiène, et l’oxyde d’éthylène.
L’établissement a promis qu’aucun produit contenant une substance CMR / REACH ne serait utilisé à partir de de 2022.
Belle promesse …. qui n’engage que ceux qui l’ écoutent ?
Malheureusement il n’est pas certain que la promesse soit tenue, puisque le site central des Chantiers avait fait une telle promesse après une inspection fin 2020, et force est de constater page 8 du rapport cité ci-dessus que l’engagement n’a pas été respecté ni en 2021 ni en 2022.
Qui respire les effluves des émissions diffuses des Chantiers ou d’autres industries comme Ouest Coating dont les procédés de traitement de surface émettent très probablement du Chrome VI ?
Conclusion : il n’y a pas qu’à Donges, Montoir, Méan-Penhoët, Ville-Port qu’il faudrait installer des stations de surveillance en continu de ces polluants industriels dangereux que sont les Composés organiques Volatils et les poussières ultrafines contenant des métaux lourds !!
Apercu des produits classés cancérogènes pour l’homme
Extraits de ANSES RNV3P : Description par type de cancer des situations professionnelles à risque
.
Ci-contre la rose des vents de ce jour. Les lignes rouges indiquent la provenance du vent.
Si vous voulez apporter des améliorations à cette carte, n’hésitez pas à nous en faire part à : pollution @ott.fr
Air pays de la Loire, association qui surveille la qualité de l’air, publie régulièrement « BASEMIS » , la base de données des émissions de polluants pour la région, les départements, les agglos voire les communes. La Version 7 qui vient de sortir comporte les années de 2008 à 2019, 2020 et une version provisoire pour 2021. Un tableau de bord de visualisation (un peu lent) est disponible via l’onglet « polluants atmosphériques ».
Le graphe ci-dessus montre que 45% des émissions de Nickel de la région sont émises sur le territoire de la CARENE qui ne représente que 1% de la superficie de la Région !
Autre métal cancérigène : le cadmium : 22% des émissions de la région sont sur l’agglomération. L’arsenic est très présent, de même que le chrome pour lequel BASEMIS ne dispose malheureusement pas de données.
Quand on ramène les émissions au km², et que l’on compare en faisant le rapport des densités d’émissions de la CARENE par celles de NANTES Métropole, on obtient :
Clairement pour les émissions de métaux cancérigènes le Nickel (Ni) : 36 fois celles de Nantes métropole, 3,6 fois pour le Cadmium (Cd) et 1,2 fois pour Arsenic (As) le bassin industriel est malheureusement champion !! De même pour les solvants COVNM et Benzène (C6H6) ainsi que pour les oxydes d’azote (Nox) (en partie liés aux navires).
On attend … que l’Agence Régionale de Santé (ARS) et Santé publique France (SPF) formalisent la recherche de corrélation, voire d’une relation de causalité entre ces émissions toxiques et la surmortalité prématurée de 28% notamment par cancer.
Les publications sérieuses ne manquent pas :
Apercu des produits classés cancérogènes pour l’homme
Extraits de ANSES RNV3P : Description par type de cancer des situations professionnelles à risque
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