Catégorie : Sols-Eaux

La chape de plomb explose en morceaux

La chape de plomb  explose en morceaux dans les jardins, fruits et légumes à St-Nazaire et à Gron !

Du Plomb dans les sols de jardins privés analysés  : 1100mg/kg à Méan-Penhoët 
et  110 mg/kg dans le village de Gron. Il y a aussi du Mercure, de l’Arsenic,  du Cadmium à des doses élevées.
Les valeurs trouvées dans le jardin d’une maison située près du stade de Méan dépassent la « valeur d’action rapide » pour le Plomb et le Mercure.

La concentration de plomb trouvée à Méan-Penhoët est analogue à celles découvertes dans les communes situées autour de l’ancien site de la fonderie de plomb METALEUROP à Noyelles-Godault cf article de Science et Avenir    et  Santé publique France où huit cas de saturnisme parmi les enfants ont été détectés.

Analyses dans les sols

Sur les sites publics Ecole Lamartine, Stade de Méan, salle Jean Moulin, stade de Donges, des concentrations moins importantes ont été relevées, sans doute parce que des remplacements de terres polluées ont pu être réalisés lors des derniers aménagements. 

Du chrome VI sur un site de prélèvement situé à Gron en sus de Cadmium, Cuivre, Plomb et Zinc.

Du Chrome VI dans les pommes à Méan-Penhoët, avec une petite dose d’Arsenic et de Plomb !

Analyses dans les végétaux – fruits et légumes

Ces végétaux ont probablement été pollués par des retombées atmosphériques.

Du Plomb à des doses importantes  dans les « laitues » de Gron
et du Chrome VI et du Naphtalène (HAP) dans le romarin à Méan

Analyses dans les végétaux – légumes-feuilles et herbes aromatiques

Ces végétaux ont probablement été pollués par des retombées atmosphériques.

Du plomb à des doses importantes  dans les « légumes-racines » de Gron, Brais, La Camée  avec en plus de l’Arsenic, du Cadmium, du Chrome, du Nickel et du Cobalt

Analyses dans les légumes-racines et tubercules

Ces végétaux ont probablement été pollués via leurs racines .

Synthèse : une pollution forte des sols, très présente depuis longtemps dans ces quartiers qui jouxtent les industries. Les poussières notamment métalliques continuent de se déposer dans les sols et de pénétrer les végétaux « aériens » comme les fruits, les herbes aromatiques, les salades.
Suffira-t-il de les laver pour les assainir ? on peut en douter.

Les concentrations moindres relevées sur les sites publics -ayant   fait l’objet d’aménagement avec remplacement de terres polluées – et  les rapports liés à ces travaux prouvent que ces pollutions importantes étaient connues des services, tant en termes de gravité que d’ubiquité.
( cf. carte de pollution des sols et eaux et des rapports de travaux )

L’usage de remblai de « médiocre qualité » a certainement contribué à diffuser ces pollutions. 
Osons penser que ce temps est révolu et que la pollution des remblais est rigoureusement contrôlée par contrat et sur le terrain.

Phase 4 de l’étude de zone – la chape de plomb éclate

La Chape de plomb  éclate sur Méan-Penhoët et le village de GRON

Ce qui était annoncé est arrivé plus tôt que prévu.
Sans doute à cause de concentrations « hors normes »  de plomb et de mercure découvertes dans les sols et végétaux de Méan-Penhoët et de Gron qui font suite aux concentrations d’Arsenic et autres métaux lourds présents dans l’eau des puits de ces quartiers.

Problème pour l’ARS  : La concentration de Plomb, 1100mg/kg, qui atteint celle trouvée autour du site METALEUROP (cf. article sur le site de Santé publique France de 2023) qui a déclenché de nombreuses analyses pour identifier le périmètre, les impacts sanitaires dont le saturnisme chez des enfants et des actions de gestion et de protection, la réglementation oblige l’ARS à une « réaction rapide » au delà d’une « mise en vigilance ».

Pour des raisons non déclarées, la diffusion des rapports de la phase 3 et 4 de l’étude de zone s’est faite dans la première quinzaine de janvier avec la programmation d’une réunion du Comité d’orientation stratégique le 28 janvier alors que c’était envisagé au mieux au 2eme trimestre 2026

Air : airpl-EDZ_Rapport mesures air_V2 _f_complet

Sols et végétaux : REH2024N02062-RAM-RP-00004_2.0

IEM Interprétation de l’État des Milieux : REH2024N02062-RAM-RP-00005_2.0

Chantiers de l’Atlantique – pollution des sédiments

La consultation publique relative à l’autorisation décennale d’opérations de dragage d’entretien, permet de découvrir l’état de pollution des sédiments des « formes B et C » et des chenaux d’accès.

Un rapport de 251 pages est disponible dans le dossier.  Quelques extraits.

 Page 70 Analyses des résultats  : dépassement du seuil N1 en Chrome, Mercure, Nickel, Zinc
et N2 pour le Cuivre

Page 71 Tableau détaillé des résultats du diagnostic sédimentaire

ETUDE_IMPACT_SUR_L_ENVIRONNEMENT_2_juin_2025_rev_7 résultats

page 72 Seuils environnements du descripteur 8 la DCSMN

Page76 Analyse Interannuelle :
de l’Arsenic dans les formes et les chenaux ; Cuivre, Zinc et Nickel dans les formes.  


page 76 Synthèse sur la qualité des sédiments :  qualité dégradée dans les formes et garages

Réseau du surveillance de la contamination chimique des eaux littorales

Attention aux PCBs ..  
Il est mentionné des mesures de réduction des sources de pollution …  lesquelles ?

A noter que les mesures à Pornichet – Bonne Source  indiquent pour le PCB153 une valeur importante:  2,38 fois la médiane nationale ! voir article précédent

Fin octobre 2025

le commissaire a remis ses rapports …  dont ses conclusions motivées  … cf pages 28 à 33.

2025-10-24-dragages-cda-conclusions-motivees-avec-annexes.pdf

J’en retiens ce qui a été souligné relativement à la qualité des sédiments, notamment ceux dragués dans les formes (cf page 30). En clair, il ne faut pas noyer le poisson  …  
D’autant que des employés auraient rapporté qu’il n’était pas rare de voir des « versements » dans la forme C. Si ç’est vrai .. il faudrait y mettre fin .. Il y a déjà beaucoup de polluants dans l’air qui retombent, ce n’est pas la peine d’en rajouter..

Avis de recherche . Merlon disparu avenue de la forme Joubert

Merci d’avance à toute personne qui pourra me communiquer des informations sur la disparition d’un « merlon »,  avenue de la Forme Joubert, près du bâtiment PSI (« Pôle Sud Intégré ») des Chantiers de l’Atlantique.

Pour situer le lieu :

 

Photos de l’endroit le  3 mai 2025 :

Attention, si vous le retrouvez, n’y touchez pas,
 il est dangereux !

1200M3 ISDD

il est jeune -environ 3ans- 

26-02-2023
18-07-2023
05-09-2023
05-09-2023
7 janvier 2024
Bien clôturé

Fin 2023, il a fait l’objet d’une inspection par les services compétents qui prévoient un contrôle annuel : J’ai écrit à la DREAL le 3/5/2025 ; A ce jour pas de réponse sur ce qui s’est passé et où pourrait être le Merlon.
Les services municipaux (urbanisme) n’ont aucune trace d’un quelconque dossier le concernant.
Aucun arrêté préfectoral, Aucune inspection DREAL n’évoque des travaux sur ce merlon dangereux.

Si vous avez des infos sur les conditions de son enlèvement, et sur sa localisation actuelle,  pollution@ott.fr , MERCI

Lien vers  AVANT-APRES sa disparition

Saint-Nazaire – « Nous sommes des crasseux » . Vœux pour que ça change en 2025.

Saint-Nazaire veut devenir une ville-jardin
mais pour l’instant elle n’a pas l’air propre !

Crédits : Saintnazairenews du 09/01/2025

Dans ce blog, j’ai malheureusement démontré plusieurs fois que l’air respiré est loin d’être propre.
Le maire de Saint-Nazaire a récemment souligné que la propreté était la préoccupation n°3 des Nazairiens   et que « nous sommes des crasseux » . Les nazairiens ont raison, et derrière le mot « propreté »  il y a certainement le souci de la « santé » , de la surmortalité prématurée connue mais dont on n’ose guère parler.
L’absence de « propreté » est large et va au delà des papiers dans la rue :

Dans l’air au regard des polluants cancérogènes (solvants, fumées de soudage, silice, métaux lourds, etc..  ) émis en grandes quantités par nos industries navales, aéronautiques et portuaires.

Dans les eaux des puits privés, notamment à Méan Penhoët où la moitié des puits analysés dépassent les seuils recommandés pour l’eau potable pour au moins un des métaux recherchés (Aluminium, Arsenic, Fer, Manganèse, Nickel, Plomb ) (cf. carte).

Dans les sols, dans lesquels on trouve quasiment systématiquement des métaux ou des hydrocarbures à chaque fois que des analyses sont faites lors de travaux publics (cf. Carte) au point que l’on pourrait s’interroger sur les dangers liés à la consommation des fruits et légumes de son jardin si l’information sur ces pollutions était publiée.
Les rapports concluent souvent que la situation est probablement due à l’usage de remblais de qualité médiocre.  Qui génèrent et qui apportent de tels remblais ? Qui ne les contrôlent pas ?

Mes vœux pour 2025 : que ça change.
Qu’il y ait une réelle prise de conscience des acteurs majeurs de l’agglomération et qu’ils passent à l’action pour mesurer et réduire toutes les sources de pollutions émises dans l’Environnement et que nos corps subissent.
Qui sont ses acteurs ?  nos politiques ? nos élus ? les services de l’État ? Oui qu’ils osent parler, dire la vérité, voire sortir le carnet à souches comme l’évoque le Maire de Saint-Nazaire.

Mais je pense surtout aux dirigeants des entreprises dont les réalisations (navires, avions, moteurs, huiles,  etc ..) font encore la fierté des habitants.

Ces entreprises  doivent concrétiser leur discours de responsabilité sociale et environnementale et se doivent d’être exemplaires et doivent financer de vrais plans de surveillance environnementale.
On ne doit plus voir de déchets « pas que beaux » qui s’envolent, s’infiltrent et tuent lentement.
Les stations de mesure des polluants d’Air Pays de la Loire ne doivent plus être à plus de 5km des grands émetteurs de la zone industrialo-portuaire. Elles doivent être plus nombreuses, plus proches et mesurer très régulièrement (> 33% de l’année) les polluants les plus dangereux dont les fumées de soudage et les métaux  et en continu les poussières fines et les composés organiques volatils issus des peintures et solvants que l’on retrouve parfois sur sa voiture.

Saint-Nazaire ne pourra être une « ville-jardin »
que si les industries sont « propres ».

C’est la « solution » pour 2025 !

plus que le carnet à souche.

Le méthaniseur de Montoir-de-Bretagne va-t-il traiter des boues de stations d’épuration ?

Au vu du « donner acte de modification notable non substantielle » préfectoral du 14/11/2024,
on peut penser que le méthaniseur de Montoir-de-Bretagne va traiter des boues de stations d’épuration.
Penser : car le texte mentionne l’utilisation de déchets codés 19 09 02, de la sous-famille « Boues de clarification de l’eau » et que le site Wikhydro du « développement durable » gouvernemental nous donne des explications tirées du manuel Suez-Degrémont sur cette étape dans le traitement des eaux.

Quel impact ?
Le site https://www.notre-planete.info/actualites/888-epandage-boues-epuration-culture-consequences   nous donne un schéma de la suite

qui se termine par l’épandage.
Où est le problème ?
La même page nous indique que les « micropolluants »  dont les métaux, les PCBs , etc  …  se retrouvent dans les boues et vont donc se retrouver dans les champs voire les plantations et la chaine alimentaire etc.

On peut donc s’étonner que la DREAL, en théorie soucieuse de l’Environnement, n’ait pas prescrit des analyses des boues d’épandage résultantes de ces intrants pour y quantifier la présence de ces polluants et leur probable croissance.

D’autant que les stations d’épurations locales du bassin nazairien acceptent souvent des rejets industriels dans le réseau d’eaux usées, ce qui accroit la probabilité de trouver des quantités significatives de ces polluants cancérogènes .