Bassin industriel – INERIS confirme avec SpF ce que nous disions en 2019
Santé publique France et INERIS ont travaillé de concert sur les bassins industriels en France et la corrélation Pollution industrielle — Santé
INERIS a œuvré à l’identification des communes « exposées » au regard des émissions dans les bassins, en s’appuyant principalement sur celles déclarées par les industriels.
Rappelons que ces déclarations ne sont obligatoires qu’à partir de certains seuils, ce qui fait que le recensement est partiel.
Le rapport d’INERIS est disponible sur leur site en format compressé.
Sur les pages 93 et 116, il est cependant possible de visualiser les communes « exposées » , avec les zones qui le sont particulièrement en tenant compte des émissions de polluants prises en compte et des vents les plus fréquents.
(Merci à INERIS de m’avoir donné des images non compressées beaucoup plus lisibles)
Cela redonne les communes que les associations avaient proposées dans le cadre de la définition du périmètre de l’étude de zone avec notamment l’intégration de Saint-Brévin.
Certes il manque Pornichet dans le résultat d’INERIS. On peut penser que la prise en compte de la zone de Brais, véritable extension de la zone portuaire , entrainerait son intégration voire celle d’une partie de La Baule au regard des vents e Nord-Est.
La présentation de Santé publique France synthétise le rapport détaillé.
La page 3 pose la question de l’existence d’une relation, d’une association entre les données de santé et les données géographiques et les émissions de polluants industriels.
La page 4 indique clairement les résultats avec les sur-risques identifiés :
Sur-risque d’asthme de l’enfant et de mortalité toutes causes dans les communes situées à proximité d’une ICPE, par rapport aux communes à distance d’ICPE.
La page 5 rappelle que la nécessité d’une certaine prudence à avoir.
Démarche classique surtout quand les données d’émissions utilisées n’avaient pas été concues dans cet objectif.
Traduction : Elles sont incomplètes, partielles car elles ne concernent qu’une partie des ICPE et que les données d’émission ne sont fournies que lorsqu’elles dépassent un certain seuil. En d’autres termes, on pourrait dire qu’elles sont minorées par rapport aux émissions réelles.
Le message de la partie droite est sans ambiguïté :
-
poursuivre les actions de protection des population
( car elles sont exposées !) -
disposer de données précises, exhaustives sur les rejets industriels
( car il manque un recensement des émissions et un vrai plan de surveillance des concentrations respirées)
MERCI à SpF et INERIS d’avoir oser écrire ce qui était une évidence quand on regardait les chiffres de surmortalité prématurée de la CARENE
et les quantités de polluants émises (de BASEMIS , base gérée par Air Pays de la Loire)
























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