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Plomb à Méan-Penhoët – un demi-dépistage à retardement

L’Agence Régionale de Santé vient de se décider à activer les mesures recommandées par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) au regard de la présence de beaucoup de Plomb dans les sols de Méan-Penhoët avec le lancement d’une campagne de dépistage.

Bonne nouvelle : elle concerne tout Méan-Penhoët et pas seulement la partie Sud, qui a les plus fortes concentrations.

MAUVAISES NOUVELLES 

1) La décision est très tardive, puisque des concentrations 100 fois supérieures au seuil d’alerte déclenchant le dépistage avaient été trouvées mi 2023 … dans le square de l’IME Clémence Royer,  (cf article Méan Penhoët et Notre-Dame) et qu’elles n’avaient été suivies que de la fermeture du square. Cela n’avait même pas déclenché des analyses de sols dans le square voisin des Aviateurs pour s’assurer qu’il était sain, sachant c’est là que les enfants iront joué  !!

2) Le dépistage focalise sur les femmes enceintes ou ayant l’intention de l’être et
les enfants de 6 mois à 6 ans, où ceux de plus de 6 ans qui portent les mains à la bouche.
Et les personnes qui cultivent et mangent les produits de son jardin.  (cf questionnaire ARS ) 

3) la communication minimisante de l’ARS, – dont le courriel envoyé-  aux habitants n’informe pas « objectivement » sur les effets et la dangerosité réelle du plomb (OMS 10 juin 2026) ni sur les dépassements astronomiques des seuils constatés dans le quartier.

 

Pour preuve : analysez le communiqué du 16 octobre  et la  FAQ du 15 octobre  et comparez avec le document  effets sur la santé  .

Le mail envoyé présente le dépistage comme de la « prévention » !  Eviter le saturnisme passerait d’abord par la suppression du plomb dans les jardins publics et privés , comme on a supprimé les peintures au plomb dans les immeubles et le plomb dans les carburants.

Enfin, souligner que le dépistage est « gratuit »  est surprenant/choquant. Peut-être est-ce fait pour rappeler que les pollueurs n’ont pas payé non plus lorsqu’ils ont émis/déposé le plomb dans l’environnement !  

4) Une communication tardive « hors sol »  car principalement numérique :
La prise de décision tardive juste avant les vacances, a entrainé l’absence de la communication terrain la plus simple et sans doute la plus efficace, à savoir via les écoles ! 
Va-t-on entendre : « on ne voulait pas affoler »  ? ou veut-on en limiter la portée ?

Le SCANDALE arrive ..

et on ne peut que conseiller aux parents d’écrire dans le questionnaire qu’eux mêmes et  leurs enfants  portent les mains à la bouche et qu’ils consomment des produits du jardin.
En effet la deuxième page de la fiche A du HCSP relative aux principaux effets sur la santé chez l’enfant et la femme enceinte est très claire : les effets neurologiques sont durables, les altérations cognitives persistent jusqu’à l’âge adulte !

Cela fait près de 100 ans que les services de l’État et de la commune connaissent l’existence de retombées de plomb et de décharge à métaux dans le quartier ..  (cf article Origine du Plomb et le livre de 1995 « Voyage à travers l’espace-temps de Méan-Penhoët ») .
Depuis 2018, début des travaux liés au déplacement du Boulevard des Apprentis ou du Parking du Pré-Gras,  la pollution des sols au plomb et autres métaux lourds est CONNUE.

En 2023, des quantités astronomiques ont été mesurées près de lieux recevant du jeune public :
100 fois le seuil d’action rapide : 32000mg/kg au pied de l’IME Clémence ROYER.

Les enfants du quartier qui avaient 6 ans en 2023 ont 9 ans en 2026,
semblent écartés du dépistage proposé, suite à l’absence de réaction appropriée en 2023

Ne rien proposer clairement pour ces enfants est particulièrement anormal, d’autant que la Fiche L du HCSP  cible des actions pertinentes :
Cas des mineurs âgés de 6 à 17 ans : suivi, scolarité et exposition professionnelle

Extrait de la fiche L :

Enfin, quand traitera-t-on le problème à la source ?
Le remplacement des terres polluées des terrains privés et publics, avec l’aide financière des pollueurs.

Doit-on rappeler, que selon l’Observatoire Régional de la Santé, il y a une sur-incidence d’affections psychiatriques chez les jeunes .. Simple coïncidence avec l’impact neurologique du plomb sur la santé mentale ?

et en plus il y a du chrome VI dans l’air émis par les Chantiers ! 

cf 1er-rapport-du-plan-de-surveillance-des-chantiers-impact-fort

Qui peut dire que c’est un environnement équilibré et respectueux de la santé ?

Arsenic, Cadmium, Mercure, Nickel – de la directive européenne à Saint-Nazaire

Pourquoi la mesure des métaux lourds réalisée par Air Pays de la Loire, n’est pas faite à Saint-Nazaire, dans les quartiers proches des industries fortement émettrices ?

Les preuves scientifiques montrent que l’arsenic, le cadmium, le nickel et certains hydrocarbures aromatiques polycycliques sont des agents carcinogènes génotoxiques pour l’homme et qu’il n’existe pas de seuil identifiable au dessous duquel ces substances ne présentent pas de risque pour la santé des personnes.
Source : Directive Européenne 2004/107/CE 

Malgré cette belle affirmation, une valeur cible est fixée et est utilisée dans les règles d’implantation des stations.

Arrêté du 16 avril 2021

Question ouverte :

Y a t il eu dans le passé ( au moins 3 ans ) des mesures d’Arsenic, Cadmium, Nickel et Plomb dans la région de Saint-Nazaire ? 
Sont-elles accessibles ?


La Z.A.G. (Agglomération) de la ZAS (Surveillance) intègre Nantes et Saint-Nazaire  (cf p69, 71 PRSQA)

Selon la page 71 du PRSQA, on serait partout en dessous des SEI et le choix a été fait de n’avoir qu’un seul site au niveau de la ZAG et aucun pour l’évaluation de la pollution industrielle

Le site  trafic Victor Hugo est à Nantes est le seul à mesurer le benzène.
Seul le site Bouteillerie mesure les Métaux,
et la page 62 du PRSQA donne les résultats qui sont plutôt stables et faibles.

Question ouverte :

Y a t il eu comparaison des concentrations des métaux dans l’air entre ce site et le cœur de la zone industrielle de Saint-Nazaire lors du choix d’implantation des capteurs dans la ZAG ?

 

A défaut de mesures disponibles, examinons les émissions :

L’analyse de BaseMIS V6  montre clairement que la CARENE se situe souvent dans le « Top 10 »  pour les métaux, avec notamment 5 fois plus d’émissions de Nickel dans la CARENE
que dans la métropole de Nantes 
:

Pour le Cadmium, en 2013, il y avait aussi 5 fois plus d’émissions dans la CARENE qu’à NANTES.

 

Ne serait-il pas pertinent de déplacer à Saint-Nazaire – quartier de Méan-Penhoët sous influence des Chantiers Navals et Stelia,  les appareils de mesures de métaux et de Benzène pendant deux ou trois ans pour disposer d’informations sur cette zone industrielle ?

 

d’autant que les raffinerie, fonderies, traitements de surface sont des émetteurs de métaux – comme l’indique le tableau ci-dessous issu du PRSQA- et sont clairement très présents dans la CARENE :

Si on posait la question aux élus ou aux habitants de Nantes, pensez-vous qu’ils s’y opposeraient ?!

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Pour la culture, le LCSQA , dans son « Référentiel Technique National », mentionne une résolution (interne) du 27/06/2013 qui recommande explicitement de ne pas faire ces mesures près de zones industrielles. Certes c’est dans le cas ou les concentrations sont < au SEI .
Or de telles mesures pendant au moins 3 ans , près des zones industrielles de Saint-Nazaire n’ont pas été faites/publiées.  On  boucle => il faut faire des mesures !

08/12/2021: Quelqu’un d’Air PdL a déclaré que les dernières mesures de métaux réalisées (est-ce bien en continu sur une année complète ? ) sur Saint-Nazaire dataient de 2003 et avaient été réalisée à la station BLUM et que ce serait sur la base des résultats de ces mesures dans les différentes villes de la région qu’Air Pays de la Loire, sur la base d’une recommandation de principe nationale aurait gardé un site de mesurer, et qu’Air Pays de la Loire aurait choisit Nantes car c’est l’agglomération la plus peuplée.

Il convient de préciser que la station BLUM est implantée,  rue des Fréchets, soit à plus de 4km des Chantiers. Ce choix montre une volonté de s’écarter au maximum des sources industrielles au regard des vents dominants de Saint-Nazaire.
On peut aussi rappeler le choix d’Air Pays de la Loire de créer une seule   Zone à risques AGglomération (ZAG) dans laquelle se trouve Nantes ET Saint-Nazaire; Au sein de cette  ZAG, rien n’interdisait de choisir Saint-Nazaire ? à part la volonté de ne pas disposer de mesures fiables sur la pollution industrielle et l’exposition des populations ?